TCF Canada Écrit · tâche 3
Expression écrite TCF Canada, tâche 3 : exemple corrigé 5 (afficher le salaire dans les offres d’emploi ?)
Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La tâche 3 de l’expression écrite du TCF Canada demande deux points de vue puis votre opinion, 120 à 180 mots. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. FEI · Manuel du candidat
Cet exemple montre comment reformuler les deux points de vue, puis développer une opinion personnelle justifiée, éventuellement en répondant aux objections.
Le sujet
Affichons enfin les salaires !
Le mois dernier, j'ai passé trois entrevues pour un poste de coordination à Québec. À la fin du processus, j'ai appris que le salaire offert était de 38 000 $ par année, bien moins que mon salaire actuel. Tout ce temps perdu, pour l'entreprise comme pour moi ! Si le montant avait figuré dans l'annonce, je n'aurais jamais postulé. Indiquer une fourchette salariale, c'est simplement respecter les candidats. Cela permet aussi de comparer les offres et d'éviter les écarts injustes entre collègues.
— Isabelle Fortin, coordonnatrice de projets, Québec
Le salaire se discute en entrevue
Je gère une petite entreprise de rénovation à Ottawa, et je refuse d'indiquer les salaires dans mes annonces. Chaque candidat est différent : son expérience, ses certifications et sa disponibilité influencent la rémunération que je peux lui proposer. Un chiffre fixe découragerait certaines personnes talentueuses qui pourraient obtenir davantage après une discussion. De plus, mes concurrents verraient immédiatement ce que je paie et pourraient attirer mes employés. Je préfère parler d'argent franchement, mais en tête-à-tête, une fois que je connais la personne.
— Patrick Lavoie, propriétaire d'une entreprise de rénovation, Ottawa
Les employeurs devraient-ils toujours indiquer le salaire dans leurs offres d'emploi ? Qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour la rubrique Opinions d'un journal local : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Plan suivi par les deux copies
- Résumer la position et la raison de l'auteure 1
- Résumer l'objection et les raisons de l'auteur 2
- Annoncer clairement sa position personnelle
- Justifier, répondre aux objections, puis conclure
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
153 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 55 mots (40–60) · partie 2 : 98 mots (80–120)
La première auteure est fâchée parce qu'elle a passé plusieurs entrevues avant de connaître le salaire, qui était trop bas. Elle veut que les annonces donnent toujours le montant. Le deuxième auteur, un patron, n'est pas d'accord : il préfère décider du salaire après avoir rencontré chaque candidat et il ne veut pas aider ses concurrents.
Pour moi, le salaire devrait toujours être indiqué dans les annonces. D'abord, c'est une question d'honnêteté. Quand je cherche un emploi, je dois savoir si le poste me permettra de payer mon loyer et mes factures. Si l'information n'est pas claire, je perds du temps à préparer une lettre et à me déplacer. Ensuite, je comprends que l'employeur veuille garder de la flexibilité, mais il peut donner une fourchette, par exemple entre 22 $ et 27 $ de l'heure. Ainsi, il peut encore adapter le salaire à l'expérience de chaque personne. Finalement, un salaire clair attire des candidats vraiment intéressés.
Phrase par phrase
La première auteure est fâchée parce qu'elle a passé plusieurs entrevues avant de connaître le salaire, qui était trop bas.
Reformule bien l'expérience d'Isabelle avec « parce que » et une relative. Limite : « fâchée » est affectif et simple. « La première auteure » reste mécanique.
Elle veut que les annonces donnent toujours le montant.
Donne la position avec un subjonctif correct (« veut que… donnent »). Limite : le respect, l'équité et la comparaison des offres sont oubliés.
Le deuxième auteur, un patron, n'est pas d'accord : il préfère décider du salaire après avoir rencontré chaque candidat et il ne veut pas aider ses concurrents.
Bonne transition d'opposition (« n'est pas d'accord ») et deux arguments résumés avec le deux-points. Limite : « un patron » est un peu familier pour un journal.
Pour moi, le salaire devrait toujours être indiqué dans les annonces.
Ouvre la partie 2 avec une position nette, au conditionnel « devrait ». Limite : la formule « Pour moi » et le verbe « indiqué » sont basiques.
D'abord, c'est une question d'honnêteté.
Le connecteur « D'abord » structure l'argumentation. La phrase est très courte et « honnêteté » reste vague tant que l'exemple suivant ne l'explique pas.
Quand je cherche un emploi, je dois savoir si le poste me permettra de payer mon loyer et mes factures.
Exemple concret et personnel (« loyer », « factures ») qui appuie l'argument. Le futur « permettra » est correct. Le registre reste simple, mais il est approprié.
Si l'information n'est pas claire, je perds du temps à préparer une lettre et à me déplacer.
Une hypothèse au présent (« Si… n'est pas… je perds ») développe la perte de temps. Le vocabulaire est courant. L'idée reprend celle d'Isabelle sans l'enrichir.
Ensuite, je comprends que l'employeur veuille garder de la flexibilité, mais il peut donner une fourchette, par exemple entre 22 $ et 27 $ de l'heure.
C'est la meilleure phrase. Elle fait une concession (« je comprends que… veuille », au subjonctif), puis une contre-proposition avec « mais » et un exemple chiffré de fourchette.
Ainsi, il peut encore adapter le salaire à l'expérience de chaque personne.
« Ainsi » tire la conséquence et répond directement à l'argument de Patrick. La phrase est efficace, mais la syntaxe reste simple.
Finalement, un salaire clair attire des candidats vraiment intéressés.
« Finalement » introduit un dernier argument et marque la clôture. Une brève synthèse pourrait renforcer la fin, sans être obligatoire.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
165 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 51 mots (40–60) · partie 2 : 114 mots (80–120)
Le débat porte ici sur la transparence salariale. Une coordonnatrice, qui a découvert trop tard une rémunération décevante, réclame que chaque offre précise le montant proposé, par respect et par souci d'équité. Un entrepreneur rétorque que la paie doit refléter le profil de chacun et que la divulguer avantagerait ses concurrents.
Je me range résolument du côté de la transparence, sans pour autant ignorer les préoccupations des employeurs. Taire le salaire revient à faire peser sur le candidat toute l'incertitude du processus : il investit des heures dans sa candidature sans savoir si l'offre lui conviendra. En outre, cette opacité favorise ceux qui osent négocier, au détriment des personnes plus réservées, ce qui entretient des inégalités difficiles à justifier. L'argument de la flexibilité ne me convainc guère, car une fourchette salariale laisse précisément une marge d'ajustement selon l'expérience. Quant à la crainte de la concurrence, elle me paraît exagérée : une entreprise qui rémunère équitablement n'a rien à cacher. Afficher le salaire devrait donc devenir la règle.
Phrase par phrase
Le débat porte ici sur la transparence salariale.
Elle pose le thème avec l'expression « transparence salariale » et un ton neutre de journal. La réponse A commence directement par « La première auteure ».
Une coordonnatrice, qui a découvert trop tard une rémunération décevante, réclame que chaque offre précise le montant proposé, par respect et par souci d'équité.
Une relative condense l'anecdote ; « réclame » est précis. « par respect et par souci d'équité » ajoute deux raisons absentes du résumé de A. La comparaison des offres reste omise.
Un entrepreneur rétorque que la paie doit refléter le profil de chacun et que la divulguer avantagerait ses concurrents.
Le verbe « rétorque » marque l'opposition avec élégance. « refléter le profil » reformule vraiment le texte, et le conditionnel « avantagerait » présente une hypothèse.
Je me range résolument du côté de la transparence, sans pour autant ignorer les préoccupations des employeurs.
La position est ferme et nuancée en même temps : « se ranger résolument du côté de » et « sans pour autant ». C'est plus riche que « Pour moi ».
Taire le salaire revient à faire peser sur le candidat toute l'incertitude du processus : il investit des heures dans sa candidature sans savoir si l'offre lui conviendra.
Une structure abstraite (« Taire… revient à… faire peser ») est suivie d'un deux-points explicatif. L'idée de perte de temps devient une analyse plutôt qu'une anecdote.
En outre, cette opacité favorise ceux qui osent négocier, au détriment des personnes plus réservées, ce qui entretient des inégalités difficiles à justifier.
Elle apporte un argument original (avantage aux négociateurs) avec « En outre » et « au détriment de ». La relative « ce qui » en tire la conséquence.
L'argument de la flexibilité ne me convainc guère, car une fourchette salariale laisse précisément une marge d'ajustement selon l'expérience.
Elle réfute l'objection (« ne me convainc guère ») et justifie avec « car ». A y répondait déjà par une concession et une fourchette ; B exprime le désaccord plus directement.
Quant à la crainte de la concurrence, elle me paraît exagérée : une entreprise qui rémunère équitablement n'a rien à cacher.
« Quant à » introduit la seconde objection, et « me paraît exagérée » la modalise. La maxime finale est percutante. A ne répondait jamais à l'argument de la concurrence.
Afficher le salaire devrait donc devenir la règle.
C'est une vraie conclusion avec « donc ». Elle élargit la position (« devenir la règle ») au lieu d'ajouter un argument de plus.
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. C’est la façon la plus rapide de progresser : reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
La première auteure est fâchée parce qu'elle a passé plusieurs entrevues avant de connaître le salaire, qui était trop bas.
→ Une coordonnatrice déplore d'avoir passé plusieurs entrevues avant de découvrir que le salaire proposé était nettement inférieur à sa rémunération actuelle.« déplore » remplace « fâchée » et relève le registre. L'auteure est désignée par son rôle, et la comparaison avec son salaire actuel reste fidèle au texte.
Pour moi, le salaire devrait toujours être indiqué dans les annonces.
→ À mon avis, le salaire devrait figurer dans toutes les offres d'emploi.Cette formulation conserve la position initiale et utilise l'expression « figurer dans une offre d'emploi ».
Finalement, un salaire clair attire des candidats vraiment intéressés.
→ En somme, un salaire affiché attire des candidats réellement motivés, ce qui profite aussi à l'employeur.« En somme » signale la clôture. La phrase reprend le dernier argument et explicite son intérêt pour l'employeur, sans résumer l'ensemble du raisonnement.
Après les trois modifications : 162 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 56 mots (40–60) · partie 2 : 106 mots (80–120)
À vous : écrire et compter vos mots
Écrivez votre version ici pour vérifier le compte des mots selon la règle du TCF, puis envoyez-la à la correction pour obtenir un NCLC estimé et vos erreurs une par une.
Comptage TCF : chaque suite de caractères entre deux espaces compte pour un mot (« c’est-à-dire » = 1 mot). Laissez une ligne vide entre la partie 1 et la partie 2. Source
Tous les exemples corrigés
- Tâche 1, exemple 1 : décrire son nouvel appartement à un ami
- Tâche 1, exemple 2 : raconter un entretien d’embauche
- Tâche 1, exemple 3 : annuler une sortie à cause de la grippe
- Tâche 1, exemple 4 : signaler un chauffage en panne à sa propriétaire
- Tâche 1, exemple 5 : demander conseil pour un emploi en restauration
- Tâche 1, exemple 6 : faire reconnaître son diplôme étranger
- Tâche 2, exemple 1 : article de blogue sur une visite pour nouveaux arrivants
- Tâche 2, exemple 2 : article sur une nouvelle ligne d’autobus express
- Tâche 2, exemple 3 : article interne sur les horaires flexibles
- Tâche 2, exemple 4 : message sur le parrainage des nouveaux employés
- Tâche 2, exemple 5 : forum : raconter sa reconversion professionnelle
- Tâche 2, exemple 6 : article sur le yoga gratuit au parc
- Tâche 3, exemple 1 : journées communes au bureau en travail hybride
- Tâche 3, exemple 2 : les commerces peuvent-ils refuser l’argent comptant ?
- Tâche 3, exemple 3 : appartement en ville ou maison à la campagne
- Tâche 3, exemple 4 : accepter un emploi sans lien avec son diplôme ?
- Tâche 3, exemple 5 : afficher le salaire dans les offres d’emploi ?
- Tâche 3, exemple 6 : cours de langue en ligne ou en classe ?
Liste complète et corrections phrase à phrase : exemples corrigés TCF Canada
Questions fréquentes
Combien de mots pour chaque partie de la tâche 3 ?
Partie 1 : 40 à 60 mots pour présenter les deux points de vue. Partie 2 : 80 à 120 mots pour votre opinion. Total : 120 à 180 mots.
Source officielle : Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Puis-je reprendre des phrases des documents ?
Non. Recopier des phrases du sujet ou des documents peut faire juger la tâche « A1 non atteint ». Reformulez avec vos mots.
Source officielle : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
Faut-il choisir un camp ?
Il faut une opinion claire et justifiée. Une position nuancée est possible, à condition de dire nettement ce que vous proposez et pourquoi.
TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.
Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tcf-canada/expression-ecrite/tache-3/exemple-5