TCF Canada Écrit · tâche 3
Expression écrite TCF Canada, tâche 3 : exemple corrigé 2 (les commerces peuvent-ils refuser l’argent comptant ?)
Mis à jour le 23 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La tâche 3 de l’expression écrite du TCF Canada demande deux points de vue puis votre opinion, 120 à 180 mots. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. FEI · Manuel du candidat
Cet exemple montre comment reformuler les deux points de vue, puis défendre une opinion argumentée, éventuellement nuancée.
Le sujet
Le comptant, une liberté à préserver
De plus en plus de cafés et de boutiques de Montréal affichent fièrement « Paiement par carte seulement ». Je trouve cette tendance inquiétante. Tout le monde n'a pas de carte de crédit, et certaines personnes âgées se sentent perdues devant un terminal. Payer en billets permet aussi de mieux contrôler son budget : quand le portefeuille est vide, on arrête de dépenser. Enfin, chaque transaction électronique laisse une trace. Je n'ai pas envie qu'une banque sache où je bois mon café chaque matin.
— Lucie Gagnon, retraitée, Montréal
Pourquoi j'ai dit adieu à la caisse enregistreuse
Propriétaire d'une petite boulangerie à Sherbrooke, j'ai cessé d'accepter l'argent comptant il y a deux ans, et je ne le regrette pas. Fini le comptage des billets à 21 h, les erreurs de monnaie et les dépôts à la banque. Mes employés se sentent aussi plus en sécurité le soir. Mes clients, eux, paient avec leur téléphone en deux secondes. Les rares personnes sans carte peuvent acheter une carte prépayée. Il faut vivre avec son temps, non ?
— Marc-Antoine Roy, boulanger, Sherbrooke
Les commerces devraient-ils pouvoir refuser l'argent comptant : qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le site Internet d'un magazine de consommation : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Plan suivi par les deux copies
- Présenter le thème commun aux deux documents
- Reformuler l'opinion de la retraitée, puis celle du boulanger
- Annoncer sa position et concéder un point adverse
- Argumenter avec des exemples, puis conclure par une proposition
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
161 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 54 mots (40–60) · partie 2 : 107 mots (80–120)
Les deux documents parlent des commerces qui n'acceptent plus l'argent comptant. Pour une retraitée, c'est une mauvaise tendance, car les billets aident à gérer son budget, protègent la vie privée et sont utiles pour les personnes âgées. Au contraire, un boulanger pense que le paiement électronique est plus simple, plus rapide et plus sûr.
À mon avis, les commerces ont le droit de choisir, mais ils devraient garder une solution pour tout le monde. Je comprends le boulanger, parce que gérer l'argent comptant demande beaucoup de temps et peut être dangereux le soir. Moi aussi, je paie presque toujours avec mon téléphone. Cependant, je pense aux personnes qui n'ont pas de compte bancaire ou qui ne sont pas à l'aise avec la technologie. Si tous les magasins refusaient les billets, ces personnes auraient beaucoup de difficultés. De plus, en cas de panne d'Internet, il serait impossible d'acheter quelque chose. C'est pourquoi je crois qu'il faut accepter les deux modes de paiement.
Phrase par phrase
Les deux documents parlent des commerces qui n'acceptent plus l'argent comptant.
Phrase d'ouverture claire qui pose le thème commun. Le verbe « parlent de » reste neutre : il n'annonce pas encore l'opposition entre les deux textes.
Pour une retraitée, c'est une mauvaise tendance, car les billets aident à gérer son budget, protègent la vie privée et sont utiles pour les personnes âgées.
Bonne synthèse des trois arguments de Lucie Gagnon, reformulés avec « gérer son budget » et « vie privée ». La structure « car… et… » est correcte mais assez simple.
Au contraire, un boulanger pense que le paiement électronique est plus simple, plus rapide et plus sûr.
Le connecteur « Au contraire » marque bien l'opposition. Les trois adjectifs résument le document 2, mais la répétition de « plus » reste peu variée.
À mon avis, les commerces ont le droit de choisir, mais ils devraient garder une solution pour tout le monde.
La thèse est annoncée dès le début avec « À mon avis ». La nuance « ont le droit de choisir, mais » montre une position équilibrée.
Je comprends le boulanger, parce que gérer l'argent comptant demande beaucoup de temps et peut être dangereux le soir.
C'est une concession justifiée par « parce que ». L'auteur reprend les arguments du boulanger avec ses propres mots, par exemple « peut être dangereux le soir ».
Moi aussi, je paie presque toujours avec mon téléphone.
Cet exemple personnel rend le texte vivant, et « Moi aussi » marque l'accord. Cependant, la phrase est courte et apporte peu à l'argumentation.
Cependant, je pense aux personnes qui n'ont pas de compte bancaire ou qui ne sont pas à l'aise avec la technologie.
« Cependant » introduit le retournement. Les deux relatives coordonnées (« qui n'ont pas… ou qui ne sont pas… ») précisent bien les personnes concernées.
Si tous les magasins refusaient les billets, ces personnes auraient beaucoup de difficultés.
L'hypothèse « si » + imparfait + conditionnel est maîtrisée. En revanche, « beaucoup de difficultés » est une expression vague et assez banale.
De plus, en cas de panne d'Internet, il serait impossible d'acheter quelque chose.
« De plus » ajoute un argument original, absent des documents, celui de la panne. Le conditionnel « serait » est cohérent avec la phrase précédente.
C'est pourquoi je crois qu'il faut accepter les deux modes de paiement.
« C'est pourquoi » introduit la conclusion. Elle impose les deux modes de paiement, alors que la position initiale laisse le choix aux commerces. Il faut clarifier cette articulation.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
163 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 55 mots (40–60) · partie 2 : 108 mots (80–120)
Les deux textes s'opposent sur la disparition progressive de l'argent comptant dans les commerces. Une retraitée montréalaise y voit une menace pour l'autonomie des plus vulnérables, pour la maîtrise des dépenses et pour la confidentialité. Un boulanger sherbrookois, à l'inverse, se félicite d'un choix qui allège sa gestion, sécurise son personnel et satisfait sa clientèle.
Si je comprends les arguments du commerçant, il me semble néanmoins que la question dépasse le simple confort. Certes, le paiement numérique est devenu la norme, et l'on ne saurait reprocher à un petit commerce de vouloir simplifier sa gestion. Mais un moyen de paiement n'est pas un service comme les autres : c'est une condition d'accès à la vie sociale. Refuser le comptant revient à exclure ceux qui, faute de compte bancaire ou d'aisance technologique, en dépendent. S'y ajoute un enjeu moins visible : chaque achat électronique alimente des bases de données dont nous ignorons l'usage. Je plaiderais donc pour une coexistence obligatoire dans les commerces de première nécessité.
Phrase par phrase
Les deux textes s'opposent sur la disparition progressive de l'argent comptant dans les commerces.
Le verbe « s'opposent » annonce le désaccord. La nominalisation « disparition progressive » offre une formulation plus abstraite du thème.
Une retraitée montréalaise y voit une menace pour l'autonomie des plus vulnérables, pour la maîtrise des dépenses et pour la confidentialité.
Les arguments sont reformulés de façon abstraite (« autonomie », « maîtrise des dépenses », « confidentialité ») en trois compléments parallèles. Le pronom « y » évite toute répétition.
Un boulanger sherbrookois, à l'inverse, se félicite d'un choix qui allège sa gestion, sécurise son personnel et satisfait sa clientèle.
Trois verbes précis (« allège », « sécurise », « satisfait ») remplacent de simples adjectifs. « Se félicite de » et « sherbrookois » montrent un lexique riche.
Si je comprends les arguments du commerçant, il me semble néanmoins que la question dépasse le simple confort.
La concession « Si je comprends… néanmoins » est élégante. La thèse élève le débat (« dépasse le simple confort ») au lieu de simplement choisir un camp.
Certes, le paiement numérique est devenu la norme, et l'on ne saurait reprocher à un petit commerce de vouloir simplifier sa gestion.
« Certes » ouvre une concession argumentée. La tournure soutenue « l'on ne saurait reprocher » montre une maîtrise du registre écrit.
Mais un moyen de paiement n'est pas un service comme les autres : c'est une condition d'accès à la vie sociale.
« Mais » marque le pivot. Les deux-points introduisent une définition qui redéfinit l'enjeu : le paiement devient une « condition d'accès à la vie sociale ».
Refuser le comptant revient à exclure ceux qui, faute de compte bancaire ou d'aisance technologique, en dépendent.
« Revient à » formule une conséquence logique forte. L'incise « faute de… » exprime la cause de façon concise.
S'y ajoute un enjeu moins visible : chaque achat électronique alimente des bases de données dont nous ignorons l'usage.
L'inversion « S'y ajoute » est soutenue et relie bien les idées. L'argument sur la vie privée est développé avec la relative « dont nous ignorons l'usage ».
Je plaiderais donc pour une coexistence obligatoire dans les commerces de première nécessité.
Le conditionnel « plaiderais » nuance la position. La proposition est concrète et ciblée : « coexistence obligatoire » dans les « commerces de première nécessité ».
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. C’est la façon la plus rapide de progresser : reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
un boulanger pense que le paiement électronique est plus simple, plus rapide et plus sûr
→ un boulanger estime que le paiement électronique simplifie sa gestion, accélère le service et protège ses employésDes verbes précis remplacent les adjectifs répétés avec « plus ». Le verbe « estime » varie aussi le verbe d'opinion.
ces personnes auraient beaucoup de difficultés
→ ces personnes auraient du mal à régler leurs achats quotidiensLa reformulation précise la difficulté rencontrée sans amplifier la conséquence.
C'est pourquoi je crois qu'il faut accepter les deux modes de paiement
→ C'est pourquoi les commerces devraient, selon moi, accepter aussi bien le comptant que les paiements électroniquesLe conditionnel présente la recommandation avec nuance tout en conservant sa portée initiale.
Après les trois modifications : 171 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 56 mots (40–60) · partie 2 : 115 mots (80–120)
À vous : écrire et compter vos mots
Écrivez votre version ici pour vérifier le compte des mots selon la règle du TCF, puis envoyez-la à la correction pour obtenir un NCLC estimé et vos erreurs une par une.
Comptage TCF : chaque suite de caractères entre deux espaces compte pour un mot (« c’est-à-dire » = 1 mot). Laissez une ligne vide entre la partie 1 et la partie 2. Source
Tous les exemples corrigés
- Tâche 1, exemple 1 : décrire son nouvel appartement à un ami
- Tâche 1, exemple 2 : raconter un entretien d’embauche
- Tâche 1, exemple 3 : annuler une sortie à cause de la grippe
- Tâche 1, exemple 4 : signaler un chauffage en panne à sa propriétaire
- Tâche 1, exemple 5 : demander conseil pour un emploi en restauration
- Tâche 1, exemple 6 : faire reconnaître son diplôme étranger
- Tâche 2, exemple 1 : article de blogue sur une visite pour nouveaux arrivants
- Tâche 2, exemple 2 : article sur une nouvelle ligne d’autobus express
- Tâche 2, exemple 3 : article interne sur les horaires flexibles
- Tâche 2, exemple 4 : message sur le parrainage des nouveaux employés
- Tâche 2, exemple 5 : forum : raconter sa reconversion professionnelle
- Tâche 2, exemple 6 : article sur le yoga gratuit au parc
- Tâche 3, exemple 1 : journées communes au bureau en travail hybride
- Tâche 3, exemple 2 : les commerces peuvent-ils refuser l’argent comptant ?
- Tâche 3, exemple 3 : appartement en ville ou maison à la campagne
- Tâche 3, exemple 4 : accepter un emploi sans lien avec son diplôme ?
- Tâche 3, exemple 5 : afficher le salaire dans les offres d’emploi ?
- Tâche 3, exemple 6 : cours de langue en ligne ou en classe ?
Liste complète et corrections phrase à phrase : exemples corrigés TCF Canada
Questions fréquentes
Combien de mots pour chaque partie de la tâche 3 ?
Partie 1 : 40 à 60 mots pour présenter les deux points de vue. Partie 2 : 80 à 120 mots pour votre opinion. Total : 120 à 180 mots.
Source officielle : Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Puis-je reprendre des phrases des documents ?
Non. Recopier des phrases du sujet ou des documents peut faire juger la tâche « A1 non atteint ». Reformulez avec vos mots.
Source officielle : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
Faut-il choisir un camp ?
Il faut une opinion claire et justifiée. Une position nuancée est possible, à condition de dire nettement ce que vous proposez et pourquoi.
TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.
Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tcf-canada/expression-ecrite/tache-3/exemple-2