EnglishEN

TCF Canada Écrit · tâche 3

Expression écrite TCF Canada, tâche 3 : exemple corrigé 3 (appartement en ville ou maison à la campagne)

Mis à jour le 23 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées

Version PDF : les 18 exemples

La tâche 3 de l’expression écrite du TCF Canada demande deux points de vue puis votre opinion, 120 à 180 mots. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. FEI · Manuel du candidat

Une bonne tâche 3 reformule deux témoignages opposés sans les copier, puis défend une position nuancée appuyée par des exemples concrets.

Écrire ma version de ce sujet Lire les copies

Le sujet

Un petit logement, une grande liberté

Depuis que j'habite un appartement près du marché à Montréal, mes déplacements sont devenus beaucoup plus simples. Je marche jusqu'à mon travail et je retrouve mes amis sans organiser chaque sortie. Mon logement est petit, mais le quartier prolonge mon espace quotidien. Une grande maison à la campagne m'offrirait davantage de pièces, certes, mais aussi plus d'entretien et de kilomètres. Pour moi, bien habiter signifie surtout disposer de temps et de services accessibles, plutôt que multiplier les mètres carrés.

— Camille Renaud, graphiste, Montréal

De l'espace pour vivre à son rythme

Après plusieurs années dans un petit appartement à Québec, j'ai choisi une maison près de Sherbrooke. Je peux jardiner, bricoler et recevoir sans déplacer les meubles. On présente souvent la proximité des commerces comme un avantage décisif, mais les murs minces et le manque d'espace pèsent aussi sur la vie quotidienne. Je planifie mes courses et mes trajets, ce qui demande de l'organisation. En échange, je gagne un environnement calme où je peux réellement me reposer après ma journée.

— Alexis Morel, technicien, Sherbrooke

Un petit appartement en ville ou une maison à la campagne : quel cadre de vie privilégier ? Vous écrivez un texte pour le magazine fictif Regards sur l'habitat : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).

Plan suivi par les deux copies

  1. Résumer le document 1 : ville, proximité, temps gagné
  2. Résumer le document 2 : maison, espace, calme, organisation
  3. Annoncer sa position et l'illustrer par un exemple
  4. Nuancer, puis conclure par un conseil ou un critère

Copie visant un NCLC estimé autour de 7

149 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 53 mots (40–60) · partie 2 : 96 mots (80–120)

Le premier témoignage défend un logement urbain de petite taille, car les services proches permettent de gagner du temps. Le second préfère une maison à la campagne pour son espace et son calme. Ces personnes évaluent donc la qualité de leur logement selon des besoins différents, entre facilité des déplacements et confort personnel.

Pour ma part, je choisirais un appartement bien situé, à condition qu'il soit assez confortable pour mes activités. Le temps passé sur la route compte autant que la surface du logement. Par exemple, pouvoir faire mes courses à pied me laisserait plus de temps pour lire ou pratiquer un sport. Je comprends cependant l'intérêt d'une maison pour quelqu'un qui aime jardiner ou travailler dehors. Il faut aussi comparer toutes les dépenses : une voiture et l'entretien du terrain peuvent coûter cher. Avant de déménager, je conseillerais donc de tester les trajets habituels et d'établir un budget complet.

Phrase par phrase

  1. Le premier témoignage défend un logement urbain de petite taille, car les services proches permettent de gagner du temps.

    Reformule le document 1 sans le copier : « logement urbain de petite taille » remplace « petit logement ». Le connecteur « car » justifie, mais la structure reste simple.

  2. Le second préfère une maison à la campagne pour son espace et son calme.

    Résume le document 2 en une phrase courte avec « préfère ». Limite : la phrase omet la contrepartie évoquée par Alexis, soit l'organisation des courses et des trajets.

  3. Ces personnes évaluent donc la qualité de leur logement selon des besoins différents, entre facilité des déplacements et confort personnel.

    Synthèse utile : « donc » conclut la première partie et « entre… et… » nomme l'enjeu. « Ces personnes » reste un peu vague pour un texte de magazine.

  4. Pour ma part, je choisirais un appartement bien situé, à condition qu'il soit assez confortable pour mes activités.

    Annonce clairement l'opinion avec « Pour ma part » et le conditionnel « choisirais ». « à condition que » suivi du subjonctif « soit » montre une nuance grammaticale maîtrisée.

  5. Le temps passé sur la route compte autant que la surface du logement.

    Argument central bien formulé, mais posé sans connecteur. « En effet » l'aurait relié à la phrase précédente. Le verbe « compter » reste courant.

  6. Par exemple, pouvoir faire mes courses à pied me laisserait plus de temps pour lire ou pratiquer un sport.

    « Par exemple » introduit une illustration personnelle concrète. Le conditionnel « laisserait » reste cohérent avec l'hypothèse. Le vocabulaire est simple et adapté à cet exemple.

  7. Je comprends cependant l'intérêt d'une maison pour quelqu'un qui aime jardiner ou travailler dehors.

    Concession pertinente, introduite par « cependant » : l'auteur reconnaît le point de vue opposé. Construction simple ; une subordonnée concessive enrichirait la phrase.

  8. Il faut aussi comparer toutes les dépenses : une voiture et l'entretien du terrain peuvent coûter cher.

    Ajoute un argument financier, et les deux-points annoncent l'explication. Le mot « aussi » additionne, mais l'argument reste général, sans lien explicite avec les documents.

  9. Avant de déménager, je conseillerais donc de tester les trajets habituels et d'établir un budget complet.

    Conclusion pratique avec « donc » et le conditionnel de conseil « conseillerais ». Elle répond à la question par une démarche concrète plutôt que par une simple répétition.

Copie visant un NCLC estimé de 9–10

160 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 51 mots (40–60) · partie 2 : 109 mots (80–120)

Les deux contributions opposent deux conceptions du confort résidentiel. La première privilégie un espace privé limité, compensé par les ressources du quartier et des déplacements faciles. La seconde valorise l'autonomie offerte par une maison rurale, quitte à accepter davantage d'organisation. Leur désaccord porte ainsi sur les critères d'une vie quotidienne satisfaisante.

À mes yeux, la proximité constitue une richesse souvent sous-estimée dans les choix immobiliers. Une pièce supplémentaire perd de son intérêt lorsque le choix d'un logement plus grand allonge les trajets quotidiens et réduit le temps libre. Je privilégierais donc un logement urbain bien conçu, dont les espaces communs et les équipements voisins élargissent les usages possibles. Encore faut-il que cette densité s'accompagne d'une bonne isolation et de lieux publics accueillants. La campagne reste un choix cohérent lorsque les activités quotidiennes peuvent s'organiser localement. Plutôt que d'ériger un modèle en idéal universel, il faudrait apprécier chaque logement à partir du temps disponible, des dépenses réelles et des aspirations personnelles.

Phrase par phrase

  1. Les deux contributions opposent deux conceptions du confort résidentiel.

    « contributions » et « conceptions du confort résidentiel » posent le débat d'emblée. Cette ouverture présente le thème commun avant de résumer chaque témoignage, alors que A commence directement par le document 1.

  2. La première privilégie un espace privé limité, compensé par les ressources du quartier et des déplacements faciles.

    Le participe « compensé par » condense l'argument de Camille en une seule proposition. « espace privé limité » et « ressources du quartier » reformulent avec précision.

  3. La seconde valorise l'autonomie offerte par une maison rurale, quitte à accepter davantage d'organisation.

    « quitte à accepter » intègre la contrepartie du document 2, que la réponse A omettait. « autonomie » et « rurale » montrent un lexique choisi.

  4. Leur désaccord porte ainsi sur les critères d'une vie quotidienne satisfaisante.

    Synthèse plus précise que « Ces personnes évaluent… » dans A. « ainsi » assure le lien logique, et « porter sur » précise l'objet du désaccord.

  5. À mes yeux, la proximité constitue une richesse souvent sous-estimée dans les choix immobiliers.

    « À mes yeux » varie l'annonce de l'opinion. L'adjectif « sous-estimée » ajoute un jugement critique qui dépasse la simple préférence personnelle.

  6. Une pièce supplémentaire perd de son intérêt lorsque le choix d'un logement plus grand allonge les trajets quotidiens et réduit le temps libre.

    « Lorsque » introduit la situation ; les deux verbes coordonnés, « allonge » et « réduit », explicitent le compromis entre l'espace gagné et le temps libre perdu.

  7. Je privilégierais donc un logement urbain bien conçu, dont les espaces communs et les équipements voisins élargissent les usages possibles.

    Le relatif « dont » et l'expression « élargissent les usages possibles » répondent à l'objection du manque d'espace. La position devient précise et argumentée.

  8. Encore faut-il que cette densité s'accompagne d'une bonne isolation et de lieux publics accueillants.

    Inversion « Encore faut-il que » suivie du subjonctif : cette tournure soutenue pose une condition qui reprend l'objection des murs minces.

  9. La campagne reste un choix cohérent lorsque les activités quotidiennes peuvent s'organiser localement.

    Concession nuancée : « lorsque » précise dans quels cas l'autre choix est valable, au lieu de simplement le reconnaître. La pensée est donc équilibrée.

  10. Plutôt que d'ériger un modèle en idéal universel, il faudrait apprécier chaque logement à partir du temps disponible, des dépenses réelles et des aspirations personnelles.

    Conclusion élargie : « Plutôt que d'ériger… en idéal » et l'énumération de trois critères proposent une méthode de jugement, et pas seulement un choix.

Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7

Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. C’est la façon la plus rapide de progresser : reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.

  1. Le second préfère une maison à la campagne pour son espace et son calme.
    → Le second, au contraire, privilégie l'espace et le calme d'une maison rurale, quitte à planifier ses trajets.

    Le connecteur « au contraire » marque l'opposition, et « quitte à » intègre la contrepartie du document 2, ce qui rend le résumé plus complet et plus fidèle.

  2. Le temps passé sur la route compte autant que la surface du logement.
    → En effet, le temps passé sur la route compte autant que la surface habitable.

    « En effet » explicite le lien avec l'opinion annoncée ; « surface habitable » précise la dimension comparée.

  3. Je comprends cependant l'intérêt d'une maison pour quelqu'un qui aime jardiner ou travailler dehors.
    → Bien que la ville me convienne mieux, je comprends l'intérêt d'une maison pour quelqu'un qui aime jardiner ou travailler dehors.

    « Bien que » suivi du subjonctif « convienne » relie la concession à la position de l'auteur ; le contenu est conservé et la syntaxe gagne en variété.

Après les trois modifications : 159 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 56 mots (40–60) · partie 2 : 103 mots (80–120)

À vous : écrire et compter vos mots

Écrivez votre version ici pour vérifier le compte des mots selon la règle du TCF, puis envoyez-la à la correction pour obtenir un NCLC estimé et vos erreurs une par une.

Comptage TCF : chaque suite de caractères entre deux espaces compte pour un mot (« c’est-à-dire » = 1 mot). Laissez une ligne vide entre la partie 1 et la partie 2. Source

Faire corriger ma version de ce sujet Méthode de la tâche 3

Tous les exemples corrigés

Liste complète et corrections phrase à phrase : exemples corrigés TCF Canada

Questions fréquentes

Combien de mots pour chaque partie de la tâche 3 ?

Partie 1 : 40 à 60 mots pour présenter les deux points de vue. Partie 2 : 80 à 120 mots pour votre opinion. Total : 120 à 180 mots.

Source officielle : Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite

Puis-je reprendre des phrases des documents ?

Non. Recopier des phrases du sujet ou des documents peut faire juger la tâche « A1 non atteint ». Reformulez avec vos mots.

Source officielle : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)

Faut-il choisir un camp ?

Il faut une opinion claire et justifiée. Une position nuancée est possible, à condition de dire nettement ce que vous proposez et pourquoi.

TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.

Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tcf-canada/expression-ecrite/tache-3/exemple-3