TCF Canada Écrit · tâche 3
Expression écrite TCF Canada, tâche 3 : exemple corrigé 4 (accepter un emploi sans lien avec son diplôme ?)
Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La tâche 3 de l’expression écrite du TCF Canada demande deux points de vue puis votre opinion, 120 à 180 mots. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. FEI · Manuel du candidat
Cet exemple montre comment résumer deux témoignages opposés sans les copier, puis défendre une position nuancée et conditionnelle.
Le sujet
Accepter un petit emploi, c'est avancer
Ingénieur formé à l'étranger, j'ai travaillé pendant un an dans un entrepôt de Calgary en attendant la reconnaissance de mon diplôme. Certains amis trouvaient ce choix humiliant. Pour moi, ce fut une excellente école : j'ai amélioré mon anglais et mon français, j'ai appris comment fonctionnent les équipes au Canada et j'ai obtenu mes premières références locales. Mon superviseur m'a même aidé à trouver un stage dans mon domaine. Rester chez soi à attendre une réponse, c'est perdre de précieux mois.
— Julien Moreau, ingénieur civil, Calgary
Un piège pour les professionnels qualifiés
Dans notre organisme d'aide à l'emploi de Trois-Rivières, nous voyons souvent des pharmaciens, des comptables ou des enseignants accepter un emploi sans lien avec leur métier. Au départ, ils pensent que ce sera temporaire. Mais les horaires chargés et la fatigue les empêchent ensuite de suivre les cours ou de préparer les examens exigés par leur ordre professionnel. Après trois ou quatre ans, beaucoup abandonnent leur projet. Il vaut mieux chercher un poste lié à sa formation, même modeste, que de s'éloigner de son domaine.
— Chantal Roy, conseillère en emploi, Trois-Rivières
En attendant la reconnaissance de son diplôme, faut-il accepter un emploi sans lien avec sa formation ? Qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le site Web d'un centre d'accueil des nouveaux arrivants : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Plan suivi par les deux copies
- Résumer l'avis favorable de l'ingénieur avec un exemple
- Résumer la mise en garde de la conseillère
- Annoncer une opinion nuancée, puis donner avantages et risques
- Proposer une solution concrète : temps partiel et conditions précises
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
160 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 57 mots (40–60) · partie 2 : 103 mots (80–120)
D'après un ingénieur, travailler dans un autre domaine est une bonne expérience. Grâce à cet emploi, il a progressé en anglais et en français, et son superviseur l'a aidé à obtenir un stage. Une conseillère, elle, pense que ces emplois prennent trop d'énergie. Selon elle, beaucoup de personnes ne terminent jamais leurs démarches pour exercer leur métier.
Je crois qu'un emploi temporaire peut être une bonne idée, mais à certaines conditions. D'abord, il permet de payer le loyer et l'épicerie, ce qui est très important quand on arrive dans un nouveau pays. Ensuite, on découvre la culture du travail canadienne et on rencontre des gens. Cependant, je suis d'accord avec la conseillère : si on travaille cinquante heures par semaine, on n'a plus le temps d'étudier. À mon avis, il faut choisir un emploi à temps partiel et se fixer une limite, par exemple un an. Comme ça, on garde assez d'énergie pour préparer ses examens et retrouver son vrai métier.
Phrase par phrase
D'après un ingénieur, travailler dans un autre domaine est une bonne expérience.
Ouvre la partie 1 avec « D'après », qui attribue clairement l'opinion. La reformulation est simple. Limite : « une bonne expérience » reste vague par rapport à « excellente école ».
Grâce à cet emploi, il a progressé en anglais et en français, et son superviseur l'a aidé à obtenir un stage.
« Grâce à » introduit une cause positive et donne deux preuves tirées du document. Le passé composé convient. Limite : la phrase suit de près l'ordre du texte source.
Une conseillère, elle, pense que ces emplois prennent trop d'énergie.
Le pronom tonique détaché « elle » marque l'opposition sans connecteur lourd. « Prennent trop d'énergie » reformule bien « la fatigue ». Limite : le registre reste assez oral.
Selon elle, beaucoup de personnes ne terminent jamais leurs démarches pour exercer leur métier.
« Selon elle » varie l'attribution. « Démarches pour exercer leur métier » résume les étapes nécessaires pour pouvoir exercer leur profession. Limite : « jamais » exagère le « beaucoup abandonnent » du document.
Je crois qu'un emploi temporaire peut être une bonne idée, mais à certaines conditions.
Thèse claire en partie 2 : « Je crois que » et « mais à certaines conditions » annoncent une opinion nuancée et la suite du texte.
D'abord, il permet de payer le loyer et l'épicerie, ce qui est très important quand on arrive dans un nouveau pays.
« D'abord » lance l'argumentation. Le relatif « ce qui » reprend toute l'idée. L'exemple concret (« loyer », « épicerie ») est efficace mais le vocabulaire reste courant.
Ensuite, on découvre la culture du travail canadienne et on rencontre des gens.
« Ensuite » assure la progression, et « la culture du travail canadienne » est correct. Limite : « on rencontre des gens » reste vague ; « on se constitue un réseau professionnel » serait plus précis.
Cependant, je suis d'accord avec la conseillère : si on travaille cinquante heures par semaine, on n'a plus le temps d'étudier.
« Cependant » introduit la concession, et le texte renvoie explicitement à un document. La condition avec « si » + présent est correcte et l'exemple chiffré est concret.
À mon avis, il faut choisir un emploi à temps partiel et se fixer une limite, par exemple un an.
« À mon avis » annonce la solution. « Il faut » + infinitif donne une recommandation claire. Par contre, « À mon avis » répète la marque d'opinion « Je crois », déjà utilisée.
Comme ça, on garde assez d'énergie pour préparer ses examens et retrouver son vrai métier.
La conclusion relie la solution au problème de la fatigue. Limite : « Comme ça » est oral et « son vrai métier » est imprécis.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
160 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 55 mots (40–60) · partie 2 : 105 mots (80–120)
Les deux auteurs divergent sur l'intérêt d'un emploi alimentaire en attendant la reconnaissance d'un diplôme. Le premier, qui en a fait l'expérience, le considère comme un tremplin vers l'intégration professionnelle. La seconde, conseillère en emploi, y voit au contraire un risque d'enlisement, puisque l'épuisement compromet souvent les démarches nécessaires pour exercer de nouveau sa profession.
Selon moi, ces deux positions se complètent plus qu'elles ne s'opposent. Il est indéniable qu'un emploi, même éloigné de sa formation, offre une stabilité financière bienvenue, mais aussi une première expérience canadienne que les employeurs valorisent. Néanmoins, l'avertissement de la conseillère me semble fondé : un poste trop exigeant risque de transformer une solution provisoire en situation permanente. Tout dépend donc de la manière dont on organise cette période. Un emploi à temps partiel, idéalement dans un secteur voisin du sien, permettrait de concilier revenus et préparation des examens. Encore faudrait-il que les employeurs acceptent des horaires flexibles, ce qui, malheureusement, n'est pas toujours le cas.
Phrase par phrase
Les deux auteurs divergent sur l'intérêt d'un emploi alimentaire en attendant la reconnaissance d'un diplôme.
Une phrase de synthèse présente les deux textes en même temps. « Divergent » et « emploi alimentaire » sont des termes précis, alors que la réponse A présente chaque auteur séparément.
Le premier, qui en a fait l'expérience, le considère comme un tremplin vers l'intégration professionnelle.
La relative « qui en a fait l'expérience » condense le témoignage. « Tremplin » reformule l'idée d'une étape utile, et « le » reprend « un emploi alimentaire ».
La seconde, conseillère en emploi, y voit au contraire un risque d'enlisement, puisque l'épuisement compromet souvent les démarches nécessaires pour exercer de nouveau sa profession.
« Y voit au contraire » marque l'opposition. « Enlisement » résume le risque de rester durablement dans cet emploi, et « puisque » en explique la cause.
Selon moi, ces deux positions se complètent plus qu'elles ne s'opposent.
La thèse dépasse le simple pour ou contre. La comparaison « plus qu'elles ne s'opposent », avec le « ne » explétif, est une structure soutenue.
Il est indéniable qu'un emploi, même éloigné de sa formation, offre une stabilité financière bienvenue, mais aussi une première expérience canadienne que les employeurs valorisent.
« Il est indéniable que » concède avec autorité. Deux avantages sont liés par « mais aussi », et la relative « que les employeurs valorisent » précise l'argument.
Néanmoins, l'avertissement de la conseillère me semble fondé : un poste trop exigeant risque de transformer une solution provisoire en situation permanente.
« Néanmoins » nuance le propos. « Me semble fondé » évalue la source au lieu d'être simplement d'accord. L'antithèse « provisoire / permanente » rend le risque clair.
Tout dépend donc de la manière dont on organise cette période.
Une phrase courte sert de pivot. « Tout dépend donc » tire la conclusion logique et annonce la solution. Elle apporte une variation de rythme.
Un emploi à temps partiel, idéalement dans un secteur voisin du sien, permettrait de concilier revenus et préparation des examens.
Le conditionnel « permettrait » propose sans imposer. « Concilier » et « un secteur voisin du sien » (pronom possessif) apportent une solution plus fine qu'un simple temps partiel.
Encore faudrait-il que les employeurs acceptent des horaires flexibles, ce qui, malheureusement, n'est pas toujours le cas.
L'inversion « Encore faudrait-il que » + subjonctif « acceptent » est très soutenue. L'incise « malheureusement » termine sur une limite réaliste, signe d'une pensée critique.
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. C’est la façon la plus rapide de progresser : reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
Une conseillère, elle, pense que ces emplois prennent trop d'énergie.
→ Une conseillère craint au contraire que ces postes ne laissent trop peu d'énergie.« Au contraire » explicite l'opposition. « Craint que » + subjonctif présente un risque, sans le présenter comme systématique, et la partie 1 respecte la limite de 60 mots.
Ensuite, on découvre la culture du travail canadienne et on rencontre des gens.
→ Ensuite, on découvre la culture du travail canadienne et on se constitue un premier réseau professionnel.Remplace « rencontre des gens », trop vague, par une expression précise liée à l'emploi, qui renforce l'argument.
Comme ça, on garde assez d'énergie pour préparer ses examens et retrouver son vrai métier.
→ De cette façon, on garde suffisamment d'énergie pour préparer ses examens et revenir à sa profession d'origine.Remplace « Comme ça », trop oral, par un connecteur écrit. « Profession d'origine » est plus exact que « vrai métier ».
Après les trois modifications : 168 mots (limite 120–180 : respectée) · partie 1 : 60 mots (40–60) · partie 2 : 108 mots (80–120)
À vous : écrire et compter vos mots
Écrivez votre version ici pour vérifier le compte des mots selon la règle du TCF, puis envoyez-la à la correction pour obtenir un NCLC estimé et vos erreurs une par une.
Comptage TCF : chaque suite de caractères entre deux espaces compte pour un mot (« c’est-à-dire » = 1 mot). Laissez une ligne vide entre la partie 1 et la partie 2. Source
Tous les exemples corrigés
- Tâche 1, exemple 1 : décrire son nouvel appartement à un ami
- Tâche 1, exemple 2 : raconter un entretien d’embauche
- Tâche 1, exemple 3 : annuler une sortie à cause de la grippe
- Tâche 1, exemple 4 : signaler un chauffage en panne à sa propriétaire
- Tâche 1, exemple 5 : demander conseil pour un emploi en restauration
- Tâche 1, exemple 6 : faire reconnaître son diplôme étranger
- Tâche 2, exemple 1 : article de blogue sur une visite pour nouveaux arrivants
- Tâche 2, exemple 2 : article sur une nouvelle ligne d’autobus express
- Tâche 2, exemple 3 : article interne sur les horaires flexibles
- Tâche 2, exemple 4 : message sur le parrainage des nouveaux employés
- Tâche 2, exemple 5 : forum : raconter sa reconversion professionnelle
- Tâche 2, exemple 6 : article sur le yoga gratuit au parc
- Tâche 3, exemple 1 : journées communes au bureau en travail hybride
- Tâche 3, exemple 2 : les commerces peuvent-ils refuser l’argent comptant ?
- Tâche 3, exemple 3 : appartement en ville ou maison à la campagne
- Tâche 3, exemple 4 : accepter un emploi sans lien avec son diplôme ?
- Tâche 3, exemple 5 : afficher le salaire dans les offres d’emploi ?
- Tâche 3, exemple 6 : cours de langue en ligne ou en classe ?
Liste complète et corrections phrase à phrase : exemples corrigés TCF Canada
Questions fréquentes
Combien de mots pour chaque partie de la tâche 3 ?
Partie 1 : 40 à 60 mots pour présenter les deux points de vue. Partie 2 : 80 à 120 mots pour votre opinion. Total : 120 à 180 mots.
Source officielle : Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Puis-je reprendre des phrases des documents ?
Non. Recopier des phrases du sujet ou des documents peut faire juger la tâche « A1 non atteint ». Reformulez avec vos mots.
Source officielle : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
Faut-il choisir un camp ?
Il faut une opinion claire et justifiée. Une position nuancée est possible, à condition de dire nettement ce que vous proposez et pourquoi.
TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.
Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tcf-canada/expression-ecrite/tache-3/exemple-4