Original practice topic TEF Canada Writing · Section B Target level C1 Free time and society
TEF Canada · writing · section b La semaine de quatre jours ne représente un progrès que si le temps libéré échappe aux exigences de productivité.
TEF Canada — Letter to a newspaper: 35 minutes, at least 200 words, at least three arguments. How this task works
Official source: Official TEF sample — writing (PDF)
The topic
« La semaine de quatre jours ne représente un progrès que si le temps libéré échappe aux exigences de productivité. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Courrier des Heures Claires. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
English translation
You read this statement in the newspaper Le Courrier des Heures Claires. Write a letter to the newspaper giving your opinion. Develop at least three arguments to support your point of view. (200 words minimum)
Written for TCF TEF Study following the official task format. It is not a topic taken from a real exam.
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Official word count, copied phrases flagged, detailed correction and an NCLC estimate as a range.
Two model answers
Written for this topic: one aimed at NCLC 7 and one aimed at NCLC 10. Compare word choice, how sentences are linked and how ideas are nuanced.
Madame, Monsieur,
Votre affirmation sur la semaine de quatre jours pose une question importante : faut-il toujours utiliser son temps de manière utile ? À mon avis, une journée supplémentaire apporte un vrai avantage si chacun peut aussi se reposer sans devoir atteindre un objectif.
D’abord, le repos permet de récupérer après une semaine chargée. Si cette journée devient une suite de tâches obligatoires, la fatigue reste présente. Par exemple, une personne qui remplit son vendredi de formations et de travaux dans son logement risque de reprendre le travail sans avoir retrouvé son énergie.
Ensuite, les loisirs perdent parfois leur intérêt quand on cherche constamment à progresser. On peut aimer une activité sans vouloir obtenir de meilleurs résultats. À Gatineau, une personne pourrait profiter de son vendredi pour dessiner au bord de l’eau, sans préparer une exposition ni chercher à vendre ses dessins.
Enfin, cette journée peut faciliter les rencontres difficiles à organiser pendant une semaine chargée. Les relations personnelles ont aussi besoin de temps pour se développer. Par exemple, deux amis dont les soirées sont occupées pourraient se retrouver le vendredi après-midi pour discuter tranquillement. Ce moment partagé permettrait de maintenir leur relation malgré leurs nombreuses obligations.
Il reste évidemment nécessaire de faire certaines courses. Cependant, ces obligations ne devraient pas occuper toute la journée disponible. Une semaine plus courte doit aussi laisser une place au plaisir et au calme. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Camille
Gatineau
Madame, Monsieur,
Dans votre réflexion sur la semaine de quatre jours, vous présentez l’absence d’exigence productive comme une condition du progrès. Tout en comprenant votre critique de la performance permanente, je nuancerais cette condition : certaines contraintes librement acceptées peuvent aussi améliorer sensiblement la qualité de vie.
Premièrement, consacrer une journée à des tâches nécessaires peut alléger le reste de la semaine. Une personne qui effectue ses courses et prépare quelques repas le vendredi retrouve des soirées moins précipitées. Le bénéfice ne réside donc pas uniquement dans le contenu de cette journée, mais aussi dans la diminution des contraintes quotidiennes.
Deuxièmement, poursuivre un objectif personnel n’équivaut pas nécessairement à subir une pression. Apprendre à réparer son vélo ou terminer un projet de couture peut procurer une satisfaction durable. À Ottawa, un atelier associatif pourrait ainsi proposer une séance hebdomadaire où chaque participant avance librement, sans classement ni obligation de résultat. L’effort choisi reste compatible avec le repos.
Troisièmement, certains engagements comportent des exigences réelles sans pour autant annuler les bénéfices du temps libéré. Participer à une cuisine collective suppose, par exemple, de respecter un horaire et de préparer une quantité convenue de repas. Ces obligations peuvent néanmoins renforcer les liens sociaux et donner du sens à la journée, lorsqu’elles restent proportionnées et librement acceptées.
Je vous rejoins toutefois sur un point : une entreprise ne devrait pas imposer de formations pendant cette journée sous prétexte de développement personnel. Le progrès dépend surtout du pouvoir de décider et d’une charge de travail réellement adaptée. Il convient donc de distinguer les exigences professionnelles reportées sur le repos des responsabilités que chacun choisit d’assumer. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Alex
Ottawa
These answers show a target level; no official rater has marked them. Do not reproduce them in the exam: a memorised text can be rated “below A1”. TCF candidate handbook (version Q, Sept. 2026)
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