TEF Canada Écrit · section B
Expression écrite TEF Canada, section B : exemple corrigé 2 (le télétravail à temps plein)
Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La section B de l’expression écrite du TEF Canada dure 35 minutes et demande une lettre au journal, 200 mots minimum, avec au moins trois arguments. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. Exemple officiel CCI · CCI — TEF Canada
Les deux positions sont défendables : ce qui compte, c'est la qualité du développement, la cohérence et la précision de la langue ; exemples et concessions soutiennent l'argumentation.
Le sujet
« Le télétravail à temps plein rend les employés plus productifs que le travail au bureau. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal L'Écho du Boulevard. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Plan suivi par les deux copies
- Formule d'appel, rappel de l'affirmation, prise de position
- Trois arguments annoncés par connecteurs, chacun illustré
- Concession ou nuance, puis conclusion avec proposition
- Formule de politesse complète, prénom et ville
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
228 mots (minimum 200 : respecté) · 5 paragraphes
Madame, Monsieur,
J'ai lu dans votre journal qu'un employé en télétravail à temps plein serait plus productif que s'il travaillait au bureau. Je ne suis pas d'accord avec cette idée, et je voudrais vous expliquer pourquoi.
D'abord, à la maison, il y a beaucoup de distractions. Par exemple, ma voisine travaille de chez elle depuis deux ans. Elle m'a raconté qu'elle fait souvent la lessive ou le ménage entre deux réunions. À la fin de la journée, elle a l'impression de ne pas avoir terminé ses tâches importantes.
Ensuite, le travail en équipe est plus facile au bureau. Quand on a une question, on peut simplement aller voir un collègue. Dans mon ancien emploi à Gatineau, nous réglions beaucoup de problèmes en cinq minutes, autour d'un café. Par courriel, la même discussion pouvait prendre toute une journée.
Enfin, le télétravail peut isoler les employés. Quand on reste seul devant son ordinateur tous les jours, on perd la motivation. Les nouveaux employés, surtout, ont besoin de voir leurs collègues pour apprendre le métier et se sentir membres de l'équipe. Le contact humain est important pour le moral.
En conclusion, je pense que le télétravail peut être utile un ou deux jours par semaine, mais pas à temps plein. Le meilleur choix, à mon avis, est un horaire hybride. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Alex, Gatineau
Phrase par phrase
Madame, Monsieur,
Formule d'appel neutre et correcte pour un journal : registre formel posé dès la première ligne.
J'ai lu dans votre journal qu'un employé en télétravail à temps plein serait plus productif que s'il travaillait au bureau.
Rappelle clairement l'affirmation, comme l'exige la tâche. Le conditionnel « serait » marque une prise de distance avec l'idée rapportée.
Je ne suis pas d'accord avec cette idée, et je voudrais vous expliquer pourquoi.
Position claire et annonce du développement. En revanche, « je ne suis pas d'accord » reste une formule simple et très courante.
D'abord, à la maison, il y a beaucoup de distractions.
Le connecteur « D'abord » ouvre le premier argument. L'idée est claire, mais « il y a beaucoup de » est un vocabulaire de base.
Par exemple, ma voisine travaille de chez elle depuis deux ans.
« Par exemple » introduit un témoignage concret. « depuis deux ans » est correctement employé avec le présent.
Elle m'a raconté qu'elle fait souvent la lessive ou le ménage entre deux réunions.
L'exemple est précis (« la lessive », « le ménage »). Le présent « fait » convient si cette habitude reste actuelle ; l'imparfait « faisait » la situerait dans le récit passé.
À la fin de la journée, elle a l'impression de ne pas avoir terminé ses tâches importantes.
Montre la conséquence sur la productivité, donc reste lié au sujet. L'infinitif passé « ne pas avoir terminé » est bien construit.
Ensuite, le travail en équipe est plus facile au bureau.
« Ensuite » annonce le deuxième argument. La phrase-thème est nette, mais le comparatif « plus facile » reste simple.
Quand on a une question, on peut simplement aller voir un collègue.
La subordonnée introduite par « quand » décrit une situation générale ; le pronom indéfini « on » convient à cette lettre.
Dans mon ancien emploi à Gatineau, nous réglions beaucoup de problèmes en cinq minutes, autour d'un café.
Expérience personnelle située (« Gatineau ») qui rend l'argument crédible. L'imparfait « réglions » exprime bien l'habitude passée.
Par courriel, la même discussion pouvait prendre toute une journée.
Le contraste avec le courriel complète la démonstration. Un connecteur comme « en revanche » rendrait l'opposition explicite.
Enfin, le télétravail peut isoler les employés.
« Enfin » marque le troisième argument, ce qui respecte l'exigence des trois arguments. Le verbe « isoler » est bien choisi.
Quand on reste seul devant son ordinateur tous les jours, on perd la motivation.
Explique la cause. En revanche, le lien avec la productivité n'est pas explicite et « on perd la motivation » est un peu abrupt.
Les nouveaux employés, surtout, ont besoin de voir leurs collègues pour apprendre le métier et se sentir membres de l'équipe.
C'est la phrase la plus riche : « surtout » cible un groupe et les deux infinitifs sont coordonnés. Le vocabulaire « apprendre le métier » est juste.
Le contact humain est important pour le moral.
Phrase courte et générale qui répète l'idée sans l'approfondir. On pourrait la relier à la qualité du travail.
En conclusion, je pense que le télétravail peut être utile un ou deux jours par semaine, mais pas à temps plein.
« En conclusion » ferme le texte et nuance la position avec « mais pas ». « je pense que » reste une formule simple.
Le meilleur choix, à mon avis, est un horaire hybride.
Fait une proposition concrète (« un horaire hybride »), ce qui donne à la lettre une fin constructive.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Formule de politesse complète et correcte, avec la reprise de « Madame, Monsieur » attendue dans une lettre formelle.
Alex, Gatineau
Signature avec prénom et ville : le format de lettre au journal est respecté.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
311 mots (minimum 200 : respecté) · 5 paragraphes
Madame, Monsieur,
Dans votre édition de la semaine dernière, un chroniqueur affirmait que le télétravail à temps plein rend les employés plus productifs que le travail au bureau. Bien que cette affirmation puisse sembler excessive, je la partage dans une large mesure, à condition que l'organisation du travail soit repensée.
Tout d'abord, le télétravail supprime les déplacements quotidiens, qui épuisent bien des employés avant même que leur journée commence. Lorsque je travaillais au centre-ville de Toronto, je passais près de deux heures par jour dans les transports en commun. Depuis que mon employeur m'autorise à travailler de chez moi, ce temps est consacré à des tâches qui exigent de la concentration, et je termine mes dossiers plus rapidement.
Ensuite, le bureau à aire ouverte, devenu la norme dans de nombreuses entreprises, nuit davantage à la concentration qu'on ne le croit. Conversations téléphoniques, interruptions incessantes, réunions improvisées, tout concourt à fragmenter l'attention. À la maison, en revanche, chacun peut organiser son environnement selon ses besoins et protéger de longues plages de travail continu.
Enfin, le télétravail oblige les gestionnaires à évaluer les résultats plutôt que la simple présence. Au bureau, un employé qui reste tard à son poste passe facilement pour plus efficace, même s'il accomplit peu. À distance, au contraire, seuls comptent les dossiers réglés et les objectifs atteints. Dans mon équipe, chacun fixe désormais ses priorités de la semaine le lundi et en fait le bilan le vendredi, ce qui a nettement amélioré notre rendement. Il est vrai que certains employés se sentent isolés ; une courte réunion virtuelle chaque matin suffit toutefois souvent à maintenir les liens.
En somme, le télétravail n'est pas une solution miracle, mais, bien encadré, il favorise une productivité réelle et durable. Il appartient maintenant aux entreprises de faire confiance à leurs équipes. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Camille, Toronto
Phrase par phrase
Madame, Monsieur,
Même formule d'appel qu'au NCLC 7. Elle est attendue à tous les niveaux et ne crée pas de différence.
Dans votre édition de la semaine dernière, un chroniqueur affirmait que le télétravail à temps plein rend les employés plus productifs que le travail au bureau.
Situe précisément la source (« édition de la semaine dernière », « chroniqueur ») et utilise l'imparfait « affirmait » : le rappel est plus journalistique.
Bien que cette affirmation puisse sembler excessive, je la partage dans une large mesure, à condition que l'organisation du travail soit repensée.
Concession au subjonctif (« Bien que… puisse ») et condition (« à condition que… soit ») : la position est nuancée et non binaire.
Tout d'abord, le télétravail supprime les déplacements quotidiens, qui épuisent bien des employés avant même que leur journée commence.
La relative « qui épuisent » précise l'effet des déplacements, et « avant même que… commence », au subjonctif, situe cet effet dans le temps.
Lorsque je travaillais au centre-ville de Toronto, je passais près de deux heures par jour dans les transports en commun.
Exemple chiffré mais personnel (« près de deux heures »), avec l'imparfait de description et un lexique précis : « transports en commun ».
Depuis que mon employeur m'autorise à travailler de chez moi, ce temps est consacré à des tâches qui exigent de la concentration, et je termine mes dossiers plus rapidement.
« Depuis que » fait le lien entre l'avant et l'après, et la voix passive « est consacré » montre le gain concret.
Ensuite, le bureau à aire ouverte, devenu la norme dans de nombreuses entreprises, nuit davantage à la concentration qu'on ne le croit.
Apposition (« devenu la norme ») et comparatif avec le « ne » explétif (« qu'on ne le croit ») : une syntaxe nettement soutenue.
Conversations téléphoniques, interruptions incessantes, réunions improvisées, tout concourt à fragmenter l'attention.
L'énumération sans article, reprise par « tout concourt à », est un procédé stylistique. Le verbe « fragmenter » est précis.
À la maison, en revanche, chacun peut organiser son environnement selon ses besoins et protéger de longues plages de travail continu.
« en revanche » rend l'opposition explicite, et la collocation « longues plages de travail continu » est riche.
Enfin, le télétravail oblige les gestionnaires à évaluer les résultats plutôt que la simple présence.
Argument abstrait et original : la structure « plutôt que » oppose les « résultats » à la « simple présence ».
Au bureau, un employé qui reste tard à son poste passe facilement pour plus efficace, même s'il accomplit peu.
L'expression idiomatique « passe pour » et la concession « même s'il accomplit peu » montrent une argumentation fine.
À distance, au contraire, seuls comptent les dossiers réglés et les objectifs atteints.
Le sujet « les dossiers réglés et les objectifs atteints » est placé après « comptent » : l'inversion et « seuls » mettent l'accent sur les résultats ; « au contraire » souligne l'opposition.
Dans mon équipe, chacun fixe désormais ses priorités de la semaine le lundi et en fait le bilan le vendredi, ce qui a nettement amélioré notre rendement.
Exemple d'équipe précis (« le lundi », « le vendredi ») ; la relative « ce qui a nettement amélioré » relie le fait au résultat.
Il est vrai que certains employés se sentent isolés ; une courte réunion virtuelle chaque matin suffit toutefois souvent à maintenir les liens.
Réfutation anticipée : « Il est vrai que » reconnaît l'objection, puis « toutefois » y répond par une solution.
En somme, le télétravail n'est pas une solution miracle, mais, bien encadré, il favorise une productivité réelle et durable.
« En somme » et la mise en incise « bien encadré » nuancent la conclusion. Les adjectifs « réelle et durable » sont précis.
Il appartient maintenant aux entreprises de faire confiance à leurs équipes.
La tournure impersonnelle « Il appartient à… de » donne une ouverture : la lettre se termine sur un appel à l'action.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Autre formule de politesse conventionnelle, adaptée au registre formel, comme celle de la copie NCLC 7.
Camille, Toronto
Signature avec prénom et ville, identique au NCLC 7 : le format est simplement respecté.
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. Reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
Je ne suis pas d'accord avec cette idée, et je voudrais vous expliquer pourquoi.
→ Je ne suis pas d'accord avec cette idée, car elle me semble ignorer plusieurs réalités du travail quotidien.Au lieu d'annoncer « je voudrais vous expliquer pourquoi », la phrase donne déjà la raison principale : dès l'introduction, le lecteur sait ce que la lettre va défendre.
Quand on reste seul devant son ordinateur tous les jours, on perd la motivation.
→ Lorsqu'on reste seul devant son ordinateur jour après jour, on finit par perdre sa motivation, ce qui nuit à la productivité.La relative « ce qui » relie explicitement l'argument au sujet (la productivité). « finit par » ajoute une progression.
En conclusion, je pense que le télétravail peut être utile un ou deux jours par semaine, mais pas à temps plein.
→ En conclusion, bien que le télétravail puisse être utile un ou deux jours par semaine, je ne pense pas qu'il le soit à temps plein.Les deux phrases sont correctes ; la concession « bien que… puisse », au subjonctif, est une autre façon d'exprimer l'opposition et permet de varier la syntaxe de la conclusion.
Après les trois modifications : 243 mots (minimum 200 : respecté) · 5 paragraphes
À vous : écrire ce sujet et compter vos mots
Écrivez votre version ici (35 minutes, comme à l’examen) pour vérifier le minimum de mots et les paragraphes, puis envoyez-la à la correction : NCLC estimé et erreurs une par une.
Minimum officiel : 200 mots. La CCI ne publie pas de règle de comptage : ce compteur compte chaque suite de caractères entre deux espaces, comme notre éditeur d’examen. Un paragraphe = une ligne d’au moins trois mots. CCI
Faire corriger ma version de ce sujet Méthode de la section B
Tous les exemples corrigés TEF
Section A (la suite d’un fait divers, 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes)
Section B (une lettre au journal, 200 mots minimum, avec au moins trois arguments)
- Exemple 1 : transport en commun gratuit la fin de semaine
- Exemple 2 : le télétravail à temps plein
- Exemple 3 : acheter d’occasion
Tous les exemples TEF sur une page · PDF des exemples TEF · Exemples corrigés TCF Canada (18 sujets)
Questions fréquentes
Combien de mots pour la section B de l’écrit du TEF Canada ?
Au moins 200 mots, en 35 minutes, avec au moins trois arguments pour défendre votre point de vue.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Faut-il respecter la forme d’une lettre ?
La consigne demande une lettre au journal : une formule d’appel (« Madame, Monsieur, »), des paragraphes et une formule de politesse pour finir.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Peut-on être d’accord et pas d’accord à la fois ?
Oui, si votre position finale est claire et que vous développez au moins trois arguments pour la défendre.
TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.
Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tef-canada/expression-ecrite/section-b/exemple-2