TEF Canada Écrit · section A
Expression écrite TEF Canada, section A : exemple corrigé (un chien dans l’autobus)
Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La section A de l’expression écrite du TEF Canada dure 25 minutes et demande la suite d’un fait divers, 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. Exemple officiel CCI · CCI — TEF Canada
Un fait divers réussi enchaîne les événements logiquement et rapporte les réactions par des citations, du discours indirect ou des descriptions.
Le sujet
Un passager à quatre pattes dans l'autobus 14
Mardi matin, à Sherbrooke, les usagers de la ligne 14 ont eu une drôle de surprise. Vers 8 h 15, un gros chien brun est monté seul dans l'autobus à l'arrêt de la rue des Ormes. Il portait un collier, mais aucune médaille, et il s'est tranquillement couché près du chauffeur.
Terminez cet article. Vous imaginez la suite des événements et vous rapportez les réactions des personnes concernées. Votre texte doit comporter au moins 80 mots et plusieurs paragraphes.
Plan suivi par les deux copies
- Réaction immédiate du chauffeur et décision prise
- Recherche du propriétaire grâce à une passagère
- Retrouvailles et explication de la fugue
- Réactions des témoins et chute finale
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
125 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
Le chauffeur, Marc Gagnon, a d'abord pensé que l'animal appartenait à un passager. Mais personne n'est venu le chercher. Comme le chien restait calme, il a continué son trajet et il a prévenu le centre de contrôle par radio.
Au terminus du centre-ville, une passagère a pris une photo du chien et l'a publiée sur un groupe du quartier. Une heure plus tard, une jeune femme a appelé la société de transport. C'était la propriétaire : son chien, Caramel, s'était échappé de la cour pendant qu'elle travaillait.
Elle est venue le chercher au garage des autobus. « Il adore regarder passer les autobus devant la maison. Maintenant, il a voulu essayer ! » a-t-elle expliqué en riant. Le chauffeur, lui, garde un très bon souvenir de ce passager silencieux.
Phrase par phrase
Le chauffeur, Marc Gagnon, a d'abord pensé que l'animal appartenait à un passager.
« a d'abord pensé » poursuit le récit au passé composé, à la troisième personne. « d'abord » annonce une progression. La phrase est claire, mais sa structure reste simple.
Mais personne n'est venu le chercher.
Cette phrase courte marque une opposition avec « Mais », correctement employé en début de phrase. Elle crée un rebondissement simple et efficace.
Comme le chien restait calme, il a continué son trajet et il a prévenu le centre de contrôle par radio.
« Comme » exprime la cause et l'imparfait « restait » décrit le contexte. Le récit identifie clairement le chauffeur ; reprendre « le chauffeur » rendrait la référence plus explicite. Limite : « il a » est répété.
Au terminus du centre-ville, une passagère a pris une photo du chien et l'a publiée sur un groupe du quartier.
« Au terminus du centre-ville » fait avancer le récit et le pronom « l' » évite une répétition. Le vocabulaire est précis, mais l'enchaînement reste purement chronologique.
Une heure plus tard, une jeune femme a appelé la société de transport.
« Une heure plus tard » situe l'action dans le temps, ce qui est essentiel dans un fait divers. Limite : aucun lien explicite n'unit la photo publiée et cet appel.
C'était la propriétaire : son chien, Caramel, s'était échappé de la cour pendant qu'elle travaillait.
Le plus-que-parfait « s'était échappé » exprime un fait antérieur : les temps sont bien maîtrisés. Les deux-points introduisent l'explication, complétée par une subordonnée simple.
Elle est venue le chercher au garage des autobus.
Cette phrase résout clairement l'intrigue. Limite : elle est plate et reprend « venir chercher », déjà employé en phrase 2. Un nom comme « retrouvailles » enrichirait le texte.
« Il adore regarder passer les autobus devant la maison.
Le discours direct, entre « », est un moyen efficace de rapporter une réaction. La construction idiomatique « regarder passer » est bien employée.
Maintenant, il a voulu essayer ! » a-t-elle expliqué en riant.
L'incise « a-t-elle expliqué en riant » combine une inversion correcte et un gérondif expressif. Limite : « Maintenant » est maladroit avec ce passé composé. « Cette fois » serait plus juste.
Le chauffeur, lui, garde un très bon souvenir de ce passager silencieux.
La reprise « lui » met le chauffeur en relief, et le présent « garde » ancre la fin dans l'actualité. La conclusion est agréable, mais attendue.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
167 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
Loin de s'affoler, le chauffeur, Marc Gagnon, a choisi de poursuivre son trajet tout en signalant la situation au centre de contrôle. « Il avait l'air de savoir exactement où il allait, comme un habitué de la ligne », a-t-il raconté plus tard, encore amusé. Pendant tout le parcours, l'animal n'a pas bougé, se contentant de lever la tête à chaque arrêt.
Faute de médaille, il fallait toutefois retrouver son propriétaire. C'est une passagère qui a eu l'idée de photographier le chien et de diffuser l'image sur le groupe d'entraide du quartier. Le message a été partagé des dizaines de fois en quelques minutes, si bien qu'une heure plus tard, la propriétaire contactait la société de transport. Son chien, Caramel, avait profité d'une barrière mal fermée pour s'échapper de la cour.
Les retrouvailles ont eu lieu au garage des autobus, sous les sourires des employés. Quant à Caramel, il portera désormais une médaille. Reste à savoir s'il se contentera, à l'avenir, de regarder passer les autobus depuis sa fenêtre.
Phrase par phrase
Loin de s'affoler, le chauffeur, Marc Gagnon, a choisi de poursuivre son trajet tout en signalant la situation au centre de contrôle.
« Loin de s'affoler » et « tout en signalant » réunissent deux actions en une seule phrase. Le texte A coordonne les actions avec « et », tandis que le texte B emploie notamment un gérondif.
« Il avait l'air de savoir exactement où il allait, comme un habitué de la ligne », a-t-il raconté plus tard, encore amusé.
La citation contient une comparaison (« comme un habitué ») et l'incise « a-t-il raconté plus tard, encore amusé ». La réaction est plus vivante et nuancée qu'une simple citation.
Pendant tout le parcours, l'animal n'a pas bougé, se contentant de lever la tête à chaque arrêt.
Le participe « se contentant de » ajoute un détail descriptif sans créer de nouvelle phrase. « Pendant tout le parcours » situe précisément l'action dans le temps.
Faute de médaille, il fallait toutefois retrouver son propriétaire.
« Faute de médaille » reprend un détail du chapeau, et « toutefois » nuance. Cette transition relie le calme de l'animal à la nécessité de retrouver son propriétaire.
C'est une passagère qui a eu l'idée de photographier le chien et de diffuser l'image sur le groupe d'entraide du quartier.
La mise en relief « C'est une passagère qui » souligne l'acteur clé. Les deux infinitifs coordonnés, « photographier » et « diffuser », varient la syntaxe.
Le message a été partagé des dizaines de fois en quelques minutes, si bien qu'une heure plus tard, la propriétaire contactait la société de transport.
« si bien que » relie explicitement la cause à la conséquence. L'imparfait narratif « contactait » est un procédé typique de la presse, absent du texte A.
Son chien, Caramel, avait profité d'une barrière mal fermée pour s'échapper de la cour.
Le plus-que-parfait situe la fugue avant les événements racontés. La barrière mal fermée apporte une explication plus précise que celle du texte A.
Les retrouvailles ont eu lieu au garage des autobus, sous les sourires des employés.
La nominalisation « retrouvailles » et l'image « sous les sourires des employés » évoquent les retrouvailles et une réaction collective sur un ton de reportage.
Quant à Caramel, il portera désormais une médaille.
« Quant à » assure une transition fluide. Le futur « portera » et « désormais » donnent une conséquence concrète qui renvoie à l'absence de médaille du début.
Reste à savoir s'il se contentera, à l'avenir, de regarder passer les autobus depuis sa fenêtre.
« Reste à savoir si » comporte une ellipse du sujet impersonnel « il ». Le futur « se contentera » ouvre une chute humoristique, typique d'un article.
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. Reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
Comme le chien restait calme, il a continué son trajet et il a prévenu le centre de contrôle par radio.
→ Rassuré par le calme de l'animal, le chauffeur a poursuivi son trajet tout en prévenant le centre de contrôle par radio.La reprise « le chauffeur » explicite le référent ; le gérondif évite de répéter « il a » et présente les actions comme simultanées.
Une heure plus tard, une jeune femme a appelé la société de transport.
→ Une heure après la publication de la photo, une jeune femme a appelé la société de transport.Le repère temporel explicite l'enchaînement sans ajouter de fait.
Maintenant, il a voulu essayer !
→ Cette fois, il a voulu monter à bord !Dans ce récit, « Cette fois » situe plus clairement cette nouvelle tentative, et « monter à bord » précise l'action, déjà racontée plus haut.
Après les trois modifications : 133 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
À vous : écrire ce sujet et compter vos mots
Écrivez votre version ici (25 minutes, comme à l’examen) pour vérifier le minimum de mots et les paragraphes, puis envoyez-la à la correction : NCLC estimé et erreurs une par une.
Minimum officiel : 80 mots. La CCI ne publie pas de règle de comptage : ce compteur compte chaque suite de caractères entre deux espaces, comme notre éditeur d’examen. Un paragraphe = une ligne d’au moins trois mots. CCI
Faire corriger ma version de ce sujet Méthode de la section A
Tous les exemples corrigés TEF
Section A (la suite d’un fait divers, 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes)
- Exemple 1 : un chien dans l’autobus
- Exemple 2 : deux visites pour une même chambre
- Exemple 3 : un chat à l’atelier des métiers
Section B (une lettre au journal, 200 mots minimum, avec au moins trois arguments)
Tous les exemples TEF sur une page · PDF des exemples TEF · Exemples corrigés TCF Canada (18 sujets)
Questions fréquentes
Combien de mots pour la section A de l’écrit du TEF Canada ?
Au moins 80 mots, en 25 minutes, pour terminer l’article en plusieurs paragraphes.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Faut-il écrire à la première personne ?
Non : on continue un article de presse. Gardez la troisième personne et les temps du récit, et rapportez les réactions des personnes concernées.
Puis-je écrire beaucoup plus que 80 mots ?
L’exemple officiel fixe un minimum, pas de maximum. Mieux vaut un texte complet et relu dans les 25 minutes qu’un texte long avec des erreurs.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.
Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tef-canada/expression-ecrite/section-a/exemple-1