TEF Canada Écrit · section A
Expression écrite TEF Canada, section A : exemple corrigé 2 (deux visites pour une même chambre)
Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées
La section A de l’expression écrite du TEF Canada dure 25 minutes et demande la suite d’un fait divers, 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes. Sujet original écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Les niveaux indiqués sont des objectifs pédagogiques (NCLC estimé), pas des notes officielles. Exemple officiel CCI · CCI — TEF Canada
Une structure possible consiste à raconter la résolution par étapes, à montrer les réactions et, si cela convient, à intégrer une citation et une chute.
Le sujet
Rendez-vous double pour une même chambre
Mardi, à Gatineau, Sarah Côté et Inès Moreau se sont présentées au même moment devant un appartement du boulevard des Érables. Toutes deux avaient rendez-vous à 18 h pour visiter la chambre libre d'une colocation. Elles ont vite compris que l'annonceur, un étudiant distrait, avait donné la même heure à chacune.
Rédigez la fin de cet article. Expliquez comment la situation s'est réglée et décrivez les réactions des personnes concernées. Votre texte doit compter au moins 80 mots et être organisé en plusieurs paragraphes.
Plan suivi par les deux copies
- Réaction immédiate : gêne et excuses de l'annonceur
- Déroulement : visite commune et rapprochement des candidates
- Rebondissement : une seconde chambre se libère
- Dénouement : citations et conclusion journalistique
Copie visant un NCLC estimé autour de 7
127 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
Au début, la situation était un peu gênante. L'étudiant, Thomas Gagnon, s'est excusé plusieurs fois et a proposé de faire visiter l'appartement aux deux jeunes femmes en même temps. Pendant la visite, elles ont discuté et ont découvert qu'elles avaient beaucoup de points communs : elles étudiaient toutes les deux à l'université et aimaient la cuisine.
Finalement, c'est un autre colocataire, Karim, qui a trouvé la solution. Il devait quitter l'appartement à la fin du mois pour un stage à Calgary. Sa chambre allait donc être libre, elle aussi.
Les deux candidates ont signé leur contrat de colocation le soir même. « Je suis venue pour une chambre et j'ai trouvé une amie », a déclaré Sarah Côté. Quant à Thomas, il promet de mieux noter ses rendez-vous à l'avenir.
Phrase par phrase
Au début, la situation était un peu gênante.
Ouverture claire à l'imparfait de description, avec le connecteur temporel « Au début ». L'atmosphère initiale est bien posée. Limite : « un peu gênante » reste un vocabulaire simple.
L'étudiant, Thomas Gagnon, s'est excusé plusieurs fois et a proposé de faire visiter l'appartement aux deux jeunes femmes en même temps.
Le passé composé fait avancer l'action. L'étudiant reçoit un nom, comme dans un vrai article. Deux actions bien coordonnées. Le vocabulaire reste courant (« s'est excusé plusieurs fois »).
Pendant la visite, elles ont discuté et ont découvert qu'elles avaient beaucoup de points communs : elles étudiaient toutes les deux à l'université et aimaient la cuisine.
Bon mélange passé composé et imparfait. Les deux-points introduisent une précision. Cette phrase prépare la chute de l'amitié. Les exemples (« la cuisine ») restent toutefois assez banals.
Finalement, c'est un autre colocataire, Karim, qui a trouvé la solution.
« Finalement » et la mise en relief « c'est… qui » annoncent le dénouement. C'est efficace. Le connecteur arrive cependant un peu tôt, car l'explication suit dans deux phrases séparées.
Il devait quitter l'appartement à la fin du mois pour un stage à Calgary.
« devait quitter » présente clairement un départ prévu depuis un point de vue passé. La phrase est juste mais courte et juxtaposée ; une subordonnée pourrait la relier à la suivante.
Sa chambre allait donc être libre, elle aussi.
« allait être » exprime le futur dans le passé. « donc » marque la conséquence ; « elle aussi » indique qu'une seconde chambre sera également disponible. Phrase très brève, style un peu haché.
Les deux candidates ont signé leur contrat de colocation le soir même.
Le dénouement est concret, et « le soir même » montre la rapidité de l'issue. Les réactions apparaissent ailleurs (excuses de Thomas, citation de Sarah) ; une réaction de Karim pourrait s'ajouter.
« Je suis venue pour une chambre et j'ai trouvé une amie », a déclaré Sarah Côté.
La citation directe avec « a déclaré » respecte bien le style journalistique. Le parallélisme « une chambre / une amie » est une jolie chute, simple et efficace.
Quant à Thomas, il promet de mieux noter ses rendez-vous à l'avenir.
« Quant à » assure la transition. Le présent « promet » peut rapporter un engagement toujours actuel au moment de la rédaction ; « a promis » permettrait de rester dans le récit au passé.
Copie visant un NCLC estimé de 9–10
159 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
Passé un premier moment de malaise, Thomas Gagnon, rouge de confusion, a multiplié les excuses avant de proposer une visite commune. « J'avais noté les deux rendez-vous sur des bouts de papier différents, sans faire le rapprochement », a-t-il avoué. Contre toute attente, la visite s'est déroulée dans la bonne humeur, les deux candidates échangeant leurs impressions sur la luminosité des pièces et le prix du loyer, fixé à 650 $ par mois.
Restait toutefois à savoir laquelle des deux obtiendrait la chambre. C'est alors qu'un autre colocataire, rentré entre-temps, a annoncé une nouvelle qui allait tout changer : ayant décroché un stage à Calgary, il libérerait sa propre chambre dès la fin du mois.
L'affaire a donc été conclue sur-le-champ, à la satisfaction générale. « Si Thomas avait été mieux organisé, nous ne nous serions jamais rencontrées », s'amuse Inès Moreau, qui emménagera le 1er septembre en même temps que sa nouvelle colocataire. Une erreur d'agenda qui, pour une fois, aura fait deux heureuses.
Phrase par phrase
Passé un premier moment de malaise, Thomas Gagnon, rouge de confusion, a multiplié les excuses avant de proposer une visite commune.
La construction « Passé un premier moment de malaise » et l'apposition « rouge de confusion » condensent plusieurs idées. « multiplié les excuses » est plus expressif que « s'est excusé plusieurs fois ».
« J'avais noté les deux rendez-vous sur des bouts de papier différents, sans faire le rapprochement », a-t-il avoué.
La citation explique l'erreur et rend l'article crédible. L'incise inversée « a-t-il avoué » convient au style journalistique ; « faire le rapprochement » signifie ici relier les deux rendez-vous.
Contre toute attente, la visite s'est déroulée dans la bonne humeur, les deux candidates échangeant leurs impressions sur la luminosité des pièces et le prix du loyer, fixé à 650 $ par mois.
« Contre toute attente » marque le contraste. Le participe présent « échangeant » ajoute des détails sans couper la phrase. Le loyer précis donne du réalisme journalistique.
Restait toutefois à savoir laquelle des deux obtiendrait la chambre.
L'ellipse de « il » dans « Restait toutefois à savoir » met en relief la question ouverte de l'attribution ; « obtiendrait » exprime le futur dans le passé. Vraie relance, absente de A.
C'est alors qu'un autre colocataire, rentré entre-temps, a annoncé une nouvelle qui allait tout changer : ayant décroché un stage à Calgary, il libérerait sa propre chambre dès la fin du mois.
« C'est alors que » introduit le rebondissement. Cette phrase complexe enchaîne participe passé, groupe participial détaché « ayant décroché » et futur dans le passé « libérerait ».
L'affaire a donc été conclue sur-le-champ, à la satisfaction générale.
Les locutions « sur-le-champ » et « à la satisfaction générale » donnent un dénouement concis et idiomatique, typique des articles. A, lui, l'exprime avec des mots plus simples.
« Si Thomas avait été mieux organisé, nous ne nous serions jamais rencontrées », s'amuse Inès Moreau, qui emménagera le 1er septembre en même temps que sa nouvelle colocataire.
La citation contient un conditionnel passé (« nous ne nous serions jamais rencontrées ») avec un accord correct. Le présent « s'amuse » est un usage journalistique voulu.
Une erreur d'agenda qui, pour une fois, aura fait deux heureuses.
Une phrase nominale de chute, typique de la presse. Le futur antérieur « aura fait » sert de bilan, et le jeu « deux heureuses » termine sur une touche d'humour.
Monter d’un niveau : 3 modifications de la copie NCLC 7
Trois changements ciblés, sans réécrire tout le texte. Reprenez votre propre copie et cherchez le même type de phrase.
L'étudiant, Thomas Gagnon, s'est excusé plusieurs fois et a proposé de faire visiter l'appartement aux deux jeunes femmes en même temps.
→ L'étudiant, Thomas Gagnon, s'est excusé à plusieurs reprises avant de proposer aux deux jeunes femmes une visite commune de l'appartement.« à plusieurs reprises » et « avant de proposer » varient la syntaxe ; « une visite commune » est plus concis que « faire visiter… en même temps ».
Il devait quitter l'appartement à la fin du mois pour un stage à Calgary. Sa chambre allait donc être libre, elle aussi.
→ Comme il devait quitter l'appartement à la fin du mois pour un stage à Calgary, sa chambre allait, elle aussi, se libérer.La subordonnée « Comme… » relie cause et conséquence en une seule phrase et supprime le style haché, sans changer le sens.
Quant à Thomas, il promet de mieux noter ses rendez-vous à l'avenir.
→ Quant à Thomas, il a promis qu'il noterait mieux ses rendez-vous à l'avenir.Cette variante conserve la promesse initiale et emploie le conditionnel « noterait » comme futur dans le passé. Le présent de l'original reste possible dans une conclusion journalistique.
Après les trois modifications : 127 mots (minimum 80 : respecté) · 3 paragraphes
À vous : écrire ce sujet et compter vos mots
Écrivez votre version ici (25 minutes, comme à l’examen) pour vérifier le minimum de mots et les paragraphes, puis envoyez-la à la correction : NCLC estimé et erreurs une par une.
Minimum officiel : 80 mots. La CCI ne publie pas de règle de comptage : ce compteur compte chaque suite de caractères entre deux espaces, comme notre éditeur d’examen. Un paragraphe = une ligne d’au moins trois mots. CCI
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Tous les exemples corrigés TEF
Section A (la suite d’un fait divers, 80 mots minimum, en plusieurs paragraphes)
- Exemple 1 : un chien dans l’autobus
- Exemple 2 : deux visites pour une même chambre
- Exemple 3 : un chat à l’atelier des métiers
Section B (une lettre au journal, 200 mots minimum, avec au moins trois arguments)
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Questions fréquentes
Combien de mots pour la section A de l’écrit du TEF Canada ?
Au moins 80 mots, en 25 minutes, pour terminer l’article en plusieurs paragraphes.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Faut-il écrire à la première personne ?
Non : on continue un article de presse. Gardez la troisième personne et les temps du récit, et rapportez les réactions des personnes concernées.
Puis-je écrire beaucoup plus que 80 mots ?
L’exemple officiel fixe un minimum, pas de maximum. Mieux vaut un texte complet et relu dans les 25 minutes qu’un texte long avec des erreurs.
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
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Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tef-canada/expression-ecrite/section-a/exemple-2