Original practice topic TCF Canada Writing · Task 3 Target level C1 Shopping and consumption
TCF Canada · writing · task 3 La vogue de la seconde main est-elle un véritable progrès pour la consommation responsable
TCF Canada — Compare two viewpoints, then give yours: 120 to 180 words (in the official sample: 40–60 words, then 80–120 words). How this task works
Official sources: TCF candidate handbook (version Q, Sept. 2026) · Official writing sample test
The topic
La friperie, geste d'avenir
Chaque vêtement acheté d'occasion, c'est un vêtement neuf qui n'a pas besoin d'être fabriqué. À Montréal comme ailleurs, les friperies et les plateformes de revente permettent de s'habiller pour quelques dollars tout en réduisant les déchets textiles. Elles favorisent aussi la créativité : on y déniche des pièces uniques, loin de l'uniformité des grandes chaînes. Enfin, l'argent dépensé reste souvent dans le quartier, quand il ne finance pas directement un organisme communautaire. Difficile d'imaginer une façon plus intelligente de consommer.
— Sarah Bouchard, blogueuse mode durable, Montréal
L'occasion, nouvel alibi de la surconsommation ?
On présente la seconde main comme une solution miracle, mais je constate surtout qu'elle a changé de nature. Beaucoup de gens achètent désormais d'occasion pour revendre aussitôt, ou remplissent leur garde-robe sans retenue sous prétexte que c'est écologique. Les prix des friperies ont d'ailleurs grimpé, au détriment des ménages à petit budget qui en dépendaient vraiment. Et si la seconde main ne servait qu'à acheter davantage avec bonne conscience ? Le geste le plus responsable reste encore de garder longtemps ce qu'on possède.
— Jean-François Roy, bénévole dans un comptoir vestimentaire, Trois-Rivières
La vogue de la seconde main est-elle un véritable progrès pour la consommation responsable : qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le journal de votre municipalité : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
English translation
Is the trend for second-hand goods a real step forward for responsible consumption? You are writing a text for your town's newspaper: summarise the two opposing viewpoints in your own words (40 to 60 words), then give and justify your own opinion (80 to 120 words).
Written for TCF TEF Study following the official task format. It is not a topic taken from a real exam.
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Official word count, copied phrases flagged, detailed correction and an NCLC estimate as a range.
Two model answers
Written for this topic: one aimed at NCLC 7 and one aimed at NCLC 10. Compare word choice, how sentences are linked and how ideas are nuanced.
Ces deux textes parlent de l'achat de vêtements d'occasion. Selon Sarah Bouchard, c'est une bonne habitude, car elle protège l'environnement, coûte peu cher et aide les commerces du quartier. Jean-François Roy n'est pas d'accord : pour lui, beaucoup de gens achètent trop, même d'occasion, et les prix augmentent pour les personnes qui ont peu d'argent.
Personnellement, je pense que la seconde main reste une bonne chose, mais seulement si on change aussi nos habitudes. Par exemple, l'année dernière, j'ai acheté un manteau d'hiver dans une friperie pour 25 $ et il est encore en parfait état. C'était économique et écologique. Cependant, je suis d'accord avec le deuxième auteur sur un point : acheter dix chandails usagés qu'on ne porte jamais, ce n'est pas plus responsable qu'acheter du neuf. À mon avis, la vraie question n'est pas où on achète, mais combien on achète. Si chacun se demandait s'il a vraiment besoin d'un article avant de le payer, la seconde main deviendrait une solution réellement utile.
Pour une blogueuse montréalaise, l'achat d'occasion incarne une consommation exemplaire, à la fois économe, écologique et favorable à la vie de quartier. Un bénévole trifluvien se montre plus sceptique : selon lui, cette vogue sert de caution à la surconsommation, alimente la revente spéculative et pénalise les ménages modestes, confrontés à des prix en hausse.
Je partage largement les réserves du second auteur, sans pour autant rejeter la seconde main. Celle-ci n'a de sens que si elle se substitue à l'achat neuf ; lorsqu'elle s'y ajoute, elle ne fait que déplacer le problème. Le danger réside dans le sentiment de vertu qu'elle procure : se croire écoresponsable dispense facilement de s'interroger sur ses besoins réels. Cela dit, accuser les adeptes de la friperie de priver les plus démunis me paraît excessif, d'autant que l'offre de vêtements usagés semble rester abondante. La question décisive n'est pas l'origine de nos achats, mais leur nombre. Quelques achats neufs mûrement réfléchis vaudront toujours mieux qu'une frénésie d'occasion.
These answers show a target level; no official rater has marked them. Do not reproduce them in the exam: a memorised text can be rated “below A1”. TCF candidate handbook (version Q, Sept. 2026)
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