Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Médias et information
TEF Canada · expression écrite · section b Les sections de commentaires sous les articles en ligne font plus de tort que de bien au débat public et devraient tout simplement être…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Les sections de commentaires sous les articles en ligne font plus de tort que de bien au débat public et devraient tout simplement être fermées. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Réveil des Pins. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Madame, Monsieur,
J'ai lu dans votre journal qu'il faudrait fermer les sections de commentaires sous les articles en ligne. Je comprends cette idée, mais je ne suis pas d'accord. Selon moi, il faut mieux les surveiller, pas les supprimer.
D'abord, les commentaires permettent aux lecteurs de participer. Avant Internet, seules quelques lettres étaient publiées dans le journal. Aujourd'hui, tout le monde peut donner son avis. Par exemple, sous un article sur la nouvelle piste cyclable de mon quartier, à Vancouver, des cyclistes et des commerçants ont échangé des idées intéressantes.
Ensuite, les lecteurs peuvent corriger les erreurs. Les journalistes travaillent vite et ils se trompent parfois. Un jour, une personne a signalé dans les commentaires qu'une date était fausse dans un article, et le journal a corrigé le texte le jour même. C'est utile pour tout le monde.
Enfin, il existe des solutions contre les messages agressifs. Le journal peut demander aux lecteurs de créer un compte, publier des règles claires et engager des modérateurs. Sur le site d'un magazine que je lis, les commentaires sont vérifiés avant d'être publiés, et la discussion est beaucoup plus polie.
En conclusion, fermer les commentaires serait une solution trop facile. Je préfère des espaces de discussion bien organisés, où chacun peut s'exprimer avec respect. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Robin, Vancouver
Madame, Monsieur,
Votre chronique de lundi propose de fermer purement et simplement les sections de commentaires, jugées plus nuisibles qu'utiles au débat public. Bien que cette position puisse sembler radicale, je m'y rallie pour l'essentiel, tant ces espaces ont trahi la promesse de dialogue qui avait présidé à leur création.
Le premier problème tient à la loi du plus bruyant. Sous un article, ce ne sont pas les avis les plus réfléchis qui s'imposent, mais les plus rapides et les plus virulents. J'en ai fait l'expérience sous un reportage consacré à la rénovation de la bibliothèque de mon quartier : en moins d'une heure, une poignée d'internautes avaient transformé l'échange en concours d'invectives, et les lecteurs nuancés s'étaient tus.
De surcroît, ces commentaires faussent la perception de l'opinion générale. Placés immédiatement sous l'article, ils donnent l'impression de refléter ce que pense la population, alors qu'ils émanent souvent d'une minorité très active. Sous un article sur l'ouverture d'un nouveau marché public à Toronto, une dizaine de messages hostiles occupaient tout l'écran ; pourtant, le marché a attiré des milliers de visiteurs dès sa première fin de semaine. Le lecteur pressé risque ainsi de retenir moins le contenu vérifié de l'article que la réaction indignée qui le suit.
Je concède néanmoins que certaines discussions apportent de vraies corrections ou des témoignages précieux. Mais rien n'oblige à les recueillir dans un espace ouvert à tous les excès : un courrier des lecteurs sélectionné et modéré, ou un formulaire permettant de signaler une erreur à la rédaction, préserveraient ces apports sans en subir les inconvénients.
En définitive, fermer les commentaires ne reviendrait pas à faire taire les lecteurs, mais à leur offrir des canaux plus dignes du débat que nous souhaitons tous. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Jordan, Toronto
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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