Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Médias et information
TEF Canada · expression écrite · section b Les écoles devraient consacrer autant d'heures à l'éducation aux médias qu'aux mathématiques, car savoir trier l'information est devenu…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Les écoles devraient consacrer autant d'heures à l'éducation aux médias qu'aux mathématiques, car savoir trier l'information est devenu une compétence de base. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal L'Hebdo des Deux-Rives. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Madame, Monsieur,
J'ai lu avec intérêt l'article qui propose de donner autant d'heures à l'éducation aux médias qu'aux mathématiques à l'école. Je pense que c'est une très bonne idée, même si cela demande beaucoup d'organisation.
D'abord, les jeunes passent plusieurs heures par jour sur leur téléphone. Ils voient des vidéos, des publicités et des fausses nouvelles, mais personne ne leur apprend à faire la différence. Par exemple, ma voisine de quinze ans a partagé une fausse alerte sur une tempête de neige à Winnipeg, et toute sa classe y a cru.
Ensuite, l'éducation aux médias n'est pas seulement utile pour les nouvelles. Elle aide aussi les élèves à comprendre la publicité, à protéger leurs données personnelles et à réfléchir avant de publier une photo. En effet, un adulte qui sait reconnaître une arnaque par courriel évite de perdre de l'argent. Ce sont des compétences que les élèves vont utiliser toute leur vie, au travail comme à la maison.
Enfin, ce cours peut aider les élèves dans les autres matières. Quand on sait vérifier une source, on fait de meilleures recherches pour un travail d'histoire ou de sciences. Les mathématiques restent importantes, mais elles ne servent pas à grand-chose si on croit n'importe quel chiffre trouvé sur Internet.
En conclusion, je suis favorable à cette proposition. Il faudra cependant bien former les enseignants pour que ce cours soit vraiment utile. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Sacha, Winnipeg
Madame, Monsieur,
Votre chronique de mardi dernier plaide pour que l'éducation aux médias occupe autant d'heures que les mathématiques dans l'horaire scolaire. Si l'intention est louable, la mesure me paraît mal pensée : c'est moins le volume horaire qui importe que la manière d'intégrer cet apprentissage à l'ensemble du parcours.
Je reconnais d'emblée que trier l'information est devenu indispensable. À l'ère des contenus générés en quelques secondes, un adolescent doit savoir identifier l'origine d'une image, repérer un montage ou se méfier d'un chiffre sorti de son contexte. Nier cette urgence serait irresponsable.
Toutefois, multiplier les heures d'un cours isolé reviendrait à traiter l'esprit critique comme une matière à part, alors qu'il devrait irriguer toutes les disciplines. C'est en analysant un graphique trompeur en mathématiques, en comparant deux récits d'un même événement en histoire ou en évaluant une étude en sciences que l'élève acquiert les bons réflexes. L'expérience menée dans l'école secondaire de mon quartier, à Ottawa, l'illustre bien : les enseignants y ont intégré de courts ateliers à leurs cours, avec des résultats remarquables.
Par ailleurs, l'horaire scolaire n'est pas extensible. Ajouter quatre ou cinq heures par semaine obligerait à sacrifier d'autres apprentissages, qu'il s'agisse des arts, de l'éducation physique ou des langues, dont l'utilité n'est plus à démontrer. Paradoxalement, c'est même la maîtrise des mathématiques qui permet de déjouer les statistiques manipulées.
Enfin, transformer l'esprit critique en matière évaluée comme les autres risquerait d'en faire un simple contenu à mémoriser avant l'examen, puis à oublier aussitôt, alors qu'il se cultive au fil des discussions et des erreurs. Un jeune de mon entourage a ainsi récité par cœur dix critères de fiabilité à son examen, avant de partager, la semaine suivante, une rumeur grossière.
En définitive, plutôt qu'une course aux heures, je souhaiterais une véritable transversalité, appuyée par une formation solide des enseignants. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Claude, Ottawa
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