Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Médias et information
TEF Canada · expression écrite · section b Suivre l'actualité en continu, d'alerte en alerte, rend les gens plus anxieux sans les rendre mieux informés.
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Suivre l'actualité en continu, d'alerte en alerte, rend les gens plus anxieux sans les rendre mieux informés. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Quotidien de la Vallée. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Madame, Monsieur,
J'ai lu dans votre journal que suivre l'actualité en continu rend les gens anxieux mais pas mieux informés. Je suis tout à fait de cet avis, et mon expérience personnelle le confirme.
Tout d'abord, les notifications nous donnent des informations très courtes, souvent sans explication. On apprend qu'un problème est arrivé, mais on ne sait pas pourquoi ni quelles sont les conséquences. Par exemple, l'hiver dernier, j'ai reçu dix alertes sur une panne d'électricité à Trois-Rivières, mais aucune ne disait combien de temps elle allait durer.
Ensuite, recevoir des nouvelles toute la journée crée du stress. Les médias choisissent souvent les informations les plus inquiétantes, parce qu'elles attirent l'attention. Quand je suivais l'actualité du matin au soir, je dormais mal et j'avais souvent mal à la tête. Depuis que j'ai désactivé les alertes, je suis beaucoup plus calme.
Enfin, pour bien comprendre un sujet, il faut du temps. Une analyse sérieuse arrive souvent quelques jours après l'événement, quand les journalistes ont vérifié les faits. Aujourd'hui, je lis un magazine d'actualité le dimanche, et je comprends mieux les grands sujets qu'avant, même si je les suis moins souvent.
En conclusion, je pense qu'il vaut mieux s'informer moins souvent, mais mieux. Je conseille à vos lecteurs de désactiver leurs alertes pendant une semaine pour essayer. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Charlie, Trois-Rivières
Madame, Monsieur,
Votre éditorial de jeudi soutient que l'information en continu nous rendrait plus anxieux sans pour autant nous éclairer davantage. Ce diagnostic contient une part de vérité, mais il me semble faire porter au flux d'information une responsabilité qui revient, en grande partie, à la manière dont chacun le consomme.
J'admets volontiers que la multiplication des alertes peut nuire à la sérénité. Recevoir une notification toutes les vingt minutes entretient un sentiment d'urgence permanent, souvent disproportionné par rapport à l'importance réelle des faits annoncés. Il n'en demeure pas moins que l'information immédiate rend parfois des services inestimables : lors de la forte bordée de neige qui a ralenti Calgary l'hiver dernier, ce sont les mises à jour en temps réel qui ont permis à mes voisins de savoir quelles routes éviter.
Par ailleurs, être exposé fréquemment à l'actualité ne condamne pas à la superficialité. Les médias en continu publient désormais, à côté des brèves, des dossiers explicatifs et des chronologies qui permettent de suivre l'évolution d'un sujet complexe. Quiconque prend le temps de cliquer au-delà du titre peut donc s'informer à la fois rapidement et en profondeur. C'est grâce à un dossier de ce type, enrichi d'une chronologie et de graphiques, que j'ai enfin compris pourquoi le prix des fruits avait tant augmenté l'automne dernier.
Enfin, la véritable clé réside dans une consommation réfléchie de l'information. Plutôt que de renoncer à l'actualité, chacun peut choisir ses sources, limiter les notifications aux sujets essentiels et réserver des plages de déconnexion. Accuser le flux, c'est un peu comme reprocher à une bibliothèque de contenir trop de livres.
En somme, l'information en continu n'est ni un poison ni une panacée : tout dépend de l'usage que nous en faisons. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Ariel, Calgary
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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