Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Médias et information
TEF Canada · expression écrite · section b Un média qui offre toute son information gratuitement ne peut pas, à long terme, garantir un journalisme de qualité à ses lecteurs.
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Un média qui offre toute son information gratuitement ne peut pas, à long terme, garantir un journalisme de qualité à ses lecteurs. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal La Gazette du Fleuve. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles
Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Madame, Monsieur,
Dans votre dernier numéro, j'ai lu qu'un média gratuit ne peut pas offrir un bon journalisme à long terme. Je suis entièrement d'accord avec cette idée, et je voudrais expliquer pourquoi.
Premièrement, le travail des journalistes coûte cher. Pour écrire une bonne enquête, un journaliste doit parfois travailler pendant plusieurs semaines, rencontrer des témoins et vérifier des documents. Si personne ne paie, le média n'a pas assez d'argent pour faire ce travail. Par exemple, le petit journal de mon quartier, à Gatineau, était gratuit et il a dû fermer l'année dernière.
Deuxièmement, un média gratuit dépend presque toujours de la publicité. Dans ce cas, il cherche surtout à attirer beaucoup de clics, pas à informer correctement. C'est pour cette raison que l'on voit tant de titres exagérés et d'articles très courts sur des sujets sans importance, comme la vie privée des vedettes.
Troisièmement, quand les lecteurs paient un abonnement, ils deviennent plus exigeants. Ils écrivent au journal, ils signalent les erreurs et ils demandent des articles sérieux. Moi, je paie 12 $ par mois pour un journal en ligne, et je lis ses articles avec beaucoup plus d'attention que les nouvelles gratuites sur mon téléphone.
Pour conclure, je pense que l'information de qualité a un prix. Bien sûr, les abonnements doivent rester abordables pour tout le monde. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Alex, Gatineau
Madame, Monsieur,
La chronique publiée dans votre édition de samedi soutient qu'un média offrant gratuitement l'ensemble de ses contenus serait condamné, tôt ou tard, à sacrifier la qualité de son journalisme. Aussi séduisant que paraisse ce raisonnement, il me semble reposer sur une confusion entre la gratuité pour le lecteur et l'absence de financement.
En effet, l'accès libre n'exclut nullement des sources de revenus stables. Nombre de médias vivent des dons volontaires de leurs lecteurs, du soutien de fondations ou des recettes de leurs conférences publiques. Le site d'information de ma région, à Moncton, fonctionne ainsi grâce à quelque deux mille donateurs, qui financent des articles accessibles à tous, y compris à ceux qui n'ont pas les moyens de s'abonner.
Ensuite, réserver l'information rigoureuse aux abonnés comporte un risque social qu'on aurait tort de sous-estimer. Lorsque les enquêtes sérieuses se cachent derrière un accès payant, ce sont les rumeurs, gratuites et omniprésentes, qui circulent le plus librement. Un étudiant incapable de s'offrir plusieurs abonnements se tournera inévitablement vers des sources moins fiables, ce qui creuse un fossé entre citoyens bien et mal informés.
Certes, la gratuité totale fragilise les médias qui dépendent exclusivement de la publicité et finissent par privilégier les titres racoleurs. Mais c'est alors la dépendance publicitaire qu'il faut blâmer, non la gratuité en tant que telle : un modèle mixte, où les dons complètent quelques partenariats transparents, peut préserver à la fois l'indépendance et l'exigence.
Pour toutes ces raisons, je crois fermement que la qualité journalistique dépend moins du prix payé par le lecteur que de la solidité du modèle de financement. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Dominique, Moncton
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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