Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé B2 Environnement
TEF Canada · expression écrite · section b Les commerces devraient éteindre toutes leurs vitrines dès la fermeture pour réduire leur consommation d'énergie.
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Les commerces devraient éteindre toutes leurs vitrines dès la fermeture pour réduire leur consommation d'énergie. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Regard du Quartier. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
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Madame, Monsieur,
Votre article demande aux commerces d'éteindre leurs vitrines après la fermeture. Je suis favorable à cette proposition, car elle permettrait de réduire un usage de l'électricité qui me semble souvent inutile. Quelques changements simples pourraient aider les commerçants à adopter cette habitude.
D'abord, une vitrine éclairée toute la nuit continue à consommer alors que personne ne peut entrer dans le magasin. Cet éclairage pourrait être limité aux heures d'ouverture. Par exemple, une boutique qui ferme à 18 h 30 pourrait programmer l'arrêt de ses lampes sans demander une intervention quotidienne à son personnel.
Ensuite, cette mesure pourrait diminuer certaines dépenses. Même si l'économie paraît modeste chaque soir, elle se répète pendant toute l'année. Un petit commerce pourrait utiliser cette somme pour améliorer son équipement ou entretenir sa devanture. Il serait intéressant de comparer les factures avant et après le changement pour mesurer le résultat.
Enfin, moins de lumière aiderait les habitants des rues commerciales à profiter d'un environnement plus calme. La lumière d'une vitrine très brillante peut pénétrer dans les chambres et gêner le sommeil des habitants. À Trois-Rivières, on pourrait imaginer une entente entre commerces et résidents pour choisir ensemble des horaires raisonnables et éviter les tensions.
Bien sûr, les entrées et les passages doivent rester suffisamment visibles. Il faudrait donc distinguer cet éclairage utile des lampes destinées à présenter les produits. Je vous remercie d'ouvrir cette discussion et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Claude, Trois-Rivières
Madame, Monsieur,
Éteindre les vitrines dès la fermeture semble être une réponse évidente au gaspillage énergétique. Je défends néanmoins une règle plus souple, fondée sur les usages de la rue et les équipements installés. Une extinction automatique et immédiate ne produirait pas nécessairement le meilleur équilibre entre sobriété, activité commerciale et confort des habitants.
D'abord, l'heure de fermeture d'une boutique ne correspond pas toujours à la fin de la fréquentation du quartier. Une librairie fermant tôt peut encore présenter ses ouvrages aux personnes qui sortent d'un restaurant voisin. Maintenir un éclairage limité jusqu'à une heure commune, par exemple 21 h, préserverait cette fonction tout en évitant que les lampes restent allumées jusqu'au lendemain matin.
Ensuite, il conviendrait d'examiner la consommation réelle des installations. Deux vitrines de dimensions comparables peuvent employer des équipements très différents. Exiger le même horaire sans considérer leur puissance risquerait de détourner l'attention des améliorations les plus utiles. Une boutique pourrait, par exemple, réduire le nombre de projecteurs et leur intensité avant même de modifier la durée d'éclairage, avec un résultat directement mesurable.
Enfin, les décisions gagneraient à être prises à l'échelle de chaque rue. Dans un secteur résidentiel, la lumière projetée vers les logements appelle des restrictions plus fortes que dans un passage commercial encore animé. À Québec, une concertation entre voisins et commerçants pourrait définir des horaires adaptés, puis les réviser après une période d'essai. Cette démarche faciliterait également l'adhésion aux changements proposés.
La sobriété suppose des efforts vérifiables, mais elle gagne à tenir compte du contexte. Je préférerais donc des objectifs précis de réduction, accompagnés d'horaires concertés, à une consigne uniforme. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Alix, Québec
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