Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Bénévolat et solidarité
TEF Canada · expression écrite · section b Les entreprises devraient laisser leurs équipes choisir les causes qu'elles soutiennent, même si ces choix rendent leurs actions…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Les entreprises devraient laisser leurs équipes choisir les causes qu'elles soutiennent, même si ces choix rendent leurs actions solidaires moins visibles. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Regard des Petites Places. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Madame, Monsieur,
Votre article propose de laisser les équipes choisir les causes soutenues par leur entreprise. Je suis favorable à cette idée. Quand les personnes participent au choix, les activités peuvent mieux correspondre à leurs intérêts et apporter une aide concrète aux associations du quartier.
D'abord, les employés connaissent parfois des besoins que la direction ne voit pas. Une personne peut savoir qu'un atelier de réparation cherche des outils, tandis qu'une autre connaît un jardin collectif qui manque de matériel. Dans une entreprise de Moncton, recueillir ces propositions permettrait de découvrir plusieurs projets utiles à proximité.
Ensuite, choisir ensemble peut renforcer la motivation. Il est plus facile de consacrer du temps à une activité dont on comprend le but. Si une équipe décide d'aider une bibliothèque associative à classer ses livres, ses membres pourront préparer la journée et proposer leurs idées. Leur participation aura alors davantage de sens.
Enfin, les petites associations ont aussi besoin de soutien. Elles ne disposent pas toujours de belles affiches ou de grandes campagnes pour attirer l'attention. Une équipe pourrait leur offrir quelques heures de travail ou du matériel. Cette contribution serait importante, même si elle ne produit pas beaucoup de photos pour le site de l'entreprise.
Il faudrait prévoir un budget clair et permettre à chacun de proposer une cause sans pression. Une décision collective serait alors possible et plus facile à accepter. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Dominique, Moncton
Madame, Monsieur,
Associer les équipes au choix des causes soutenues constitue une démarche souhaitable. Cette liberté ne suppose toutefois pas que les employés contrôlent seuls toute la politique de solidarité. Je défends donc un choix partagé, dans lequel l'entreprise garantit une orientation cohérente tout en laissant aux équipes une réelle capacité de décision.
D'abord, les associations ont besoin de continuité. Si les préférences changent chaque année, un partenariat prometteur peut disparaître avant de produire ses effets. Une entreprise de Calgary qui financerait durablement un atelier communautaire permettrait aux responsables de l'atelier de planifier leurs achats et leurs formations. Cette stabilité aurait probablement plus d'impact qu'une succession de journées choisies selon les envies du moment.
Ensuite, une consultation interne peut favoriser les projets portés par les personnes les plus à l'aise pour convaincre. Les besoins moins faciles à présenter risquent alors de rester dans l'ombre. Le remplacement d'étagères dans un local associatif attire rarement autant d'enthousiasme qu'une activité collective à l'extérieur. Pourtant, ce travail discret peut être indispensable pour accueillir correctement les usagers toute l'année.
Enfin, la visibilité n'est pas nécessairement contraire à l'intérêt des associations. Une communication mesurée peut faire connaître un besoin et attirer d'autres soutiens. Présenter les résultats d'un partenariat, avec l'accord de l'organisme, pourrait ainsi susciter des dons supplémentaires. Il serait dommage d'écarter cette possibilité au seul motif que l'entreprise en retire également une image positive auprès du public.
Certes, une cause imposée sans discussion peut décourager les équipes. Je proposerais donc plusieurs partenariats durables, sélectionnés selon des critères transparents, entre lesquels chacun pourrait choisir sa contribution. L'engagement des salariés et la continuité de l'aide pourraient ainsi se renforcer mutuellement.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Alex, Calgary
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