Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé B2 Transports en commun
TEF Canada · expression écrite · section b Dans les quartiers résidentiels, il vaut mieux espacer davantage les arrêts d’autobus afin de raccourcir les trajets, même si les…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Dans les quartiers résidentiels, il vaut mieux espacer davantage les arrêts d’autobus afin de raccourcir les trajets, même si les voyageurs doivent marcher plus longtemps. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Journal des Rues Paisibles. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
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Madame, Monsieur,
Dans votre journal, vous proposez d’espacer les arrêts d’autobus pour réduire la durée des trajets. Je ne suis pas favorable à une application générale de cette idée. Le temps passé dans le véhicule compte, mais il faut aussi considérer le chemin entre le domicile et l’arrêt.
D’abord, marcher plus longtemps n’est pas aussi facile pour tout le monde. Une personne peut transporter des courses ou avoir des difficultés à se déplacer. À Sherbrooke, supprimer un arrêt près d’une épicerie pourrait obliger quelqu’un à porter deux sacs sur plusieurs pâtés de maisons. Le voyage deviendrait alors beaucoup moins pratique.
Ensuite, la météo peut rendre cette distance supplémentaire difficile. Quand il pleut fortement ou que les trottoirs sont enneigés, quelques minutes de marche comptent vraiment. Par exemple, une personne qui rentre d’un cours du soir à Québec pourrait préférer un autobus légèrement plus lent, mais qui la dépose près de chez elle.
Enfin, éloigner les arrêts pourrait réduire l’intérêt du service dans certains secteurs. Si l’accès devient trop long, des voyageurs chercheront une autre solution. Une personne qui doit déjà marcher quinze minutes avant de monter pourrait prendre la voiture. Le réseau perdrait alors une partie de son utilité locale.
Je propose plutôt d’étudier chaque arrêt avec les habitants et de tester des trajets plus directs sur certaines lignes. On pourrait gagner du temps sans rendre les déplacements quotidiens plus compliqués pour les personnes concernées. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Dominique
Sherbrooke
Madame, Monsieur,
L’idée d’espacer certains arrêts d’autobus, défendue dans votre journal, mérite d’être étudiée. J’y suis favorable lorsque plusieurs arrêts très proches remplissent la même fonction. Toutefois, le gain recherché doit concerner le déplacement complet : une amélioration à bord ne serait guère utile si elle imposait une marche disproportionnée aux voyageurs du quartier.
Premièrement, des arrêts mieux répartis peuvent rendre les longs parcours plus attractifs. Imaginons une ligne traversant plusieurs quartiers de Calgary : une personne qui reste à bord sur presque tout le trajet bénéficierait d’un nombre réduit d’interruptions. Si le temps gagné est significatif, elle pourrait envisager l’autobus pour des déplacements qu’elle effectuait auparavant en voiture.
Deuxièmement, cette organisation pourrait faciliter la régularité du service. Lorsque le véhicule s’arrête très souvent, la durée du parcours dépend davantage du nombre de montées et de descentes. Sur une ligne donnant accès à un secteur d’emploi, des temps de passage plus prévisibles permettraient, par exemple, de choisir une correspondance avec davantage de confiance et de mieux préparer son arrivée.
Troisièmement, le regroupement offrirait l’occasion d’améliorer les lieux d’attente. Plutôt que de conserver plusieurs poteaux sans équipement sur une même avenue, on pourrait aménager un arrêt central avec un abri, un banc et un éclairage convenable. À condition que les cheminements soient accessibles, les voyageurs profiteraient alors d’un espace plus confortable, notamment pendant les journées pluvieuses.
Ces avantages ne justifient cependant aucune suppression automatique. Il faudrait préserver la desserte des lieux essentiels et mesurer les distances réelles, en tenant compte des traversées de rue. Une consultation suivie d’un essai réversible me semblerait appropriée. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Claude
Calgary
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