Sujet d'entraînement original TCF Canada Expression écrite · Tâche 3 Niveau visé C1 Consommation
TCF Canada · expression écrite · tâche 3 Acheter local est-il un devoir, même quand cela coûte plus cher
TCF Canada — Comparer deux points de vue puis donner le vôtre : entre 120 et 180 mots (dans l'exemple officiel : 40 à 60 mots, puis 80 à 120 mots). Comment se passe cette épreuve
Sources officielles : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026) · Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Le sujet
Acheter d'ici : un geste qui compte
Quand je paie le casseau de fraises 6 $ au marché plutôt que 4 $ à l'épicerie, je ne fais pas un caprice. Cet écart permet à des producteurs de la région de vivre de leur travail, de maintenir des emplois et de garder nos terres agricoles vivantes. Les produits voyagent moins et arrivent plus frais. Si chacun consacrait ne serait-ce que quelques dollars par semaine à l'achat local, nos villages ne se videraient pas. C'est une responsabilité collective, pas une mode.
— Geneviève Côté, productrice maraîchère, Saint-Hyacinthe
Le local, un luxe qu'on ne peut pas imposer
On aime faire la morale à ceux qui remplissent leur panier au magasin à rabais. Pourtant, pour beaucoup de ménages, chaque dollar compte, et payer 30 % de plus pour un produit régional n'est tout simplement pas envisageable. Par ailleurs, « local » ne veut pas toujours dire écologique : des tomates cultivées en serre chauffée tout l'hiver ont parfois un bilan environnemental plus lourd que celles qui arrivent par camion. Encourager les producteurs d'ici, oui ; culpabiliser les consommateurs, non.
— Marc-André Pelletier, économiste, Moncton
Acheter local est-il un devoir, même quand cela coûte plus cher : qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le bulletin de votre association de quartier : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles
Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Les deux documents parlent de l'achat de produits locaux. Pour la productrice, payer plus cher est un devoir, car cela aide l'économie de la région et les aliments sont plus frais. L'économiste répond que tout le monde n'a pas les moyens et que le local n'est pas toujours meilleur pour la planète.
Moi, je pense qu'il faut acheter local quand c'est possible, mais je ne crois pas que ce soit une obligation. Chez moi, par exemple, nous achetons nos légumes au marché pendant l'été, parce qu'ils sont bons et pas trop chers à cette saison. En hiver, par contre, nous allons au supermarché, car les prix sont plus bas. Je trouve injuste de critiquer les personnes qui ont un petit budget. À mon avis, il faudrait plutôt trouver des moyens d'aider les producteurs pour que leurs produits coûtent moins cher. Si les prix étaient plus proches, beaucoup plus de gens choisiraient naturellement les produits d'ici.
Une maraîchère présente l'achat local comme une responsabilité collective : le surcoût consenti soutiendrait l'emploi régional, préserverait les terres agricoles et garantirait la fraîcheur des aliments. Un économiste récuse cette injonction morale, qui ignore les contraintes financières de nombreux ménages et repose sur une équation contestable entre proximité et écologie.
S'il me paraît souhaitable de privilégier les produits d'ici, ériger ce choix en devoir serait à la fois injuste et contre-productif. Injuste, d'abord, parce qu'on ne saurait exiger le même effort d'un étudiant qui compte chaque dollar et d'un cadre aisé. Contre-productif, ensuite, car la culpabilité suscite davantage le rejet que l'adhésion. La maraîchère a néanmoins raison sur un point essentiel : nos achats façonnent le paysage économique de nos régions. Plutôt que de moraliser l'individu, mieux vaudrait donc rendre l'offre locale accessible, par exemple grâce à des paniers solidaires ou à des marchés publics ouverts en soirée. Le devoir, s'il existe, incombe surtout à la collectivité.
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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