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TCF Canada Oral · tâche 3

Expression orale TCF Canada, tâche 3 : exemple corrigé 2 (choisir librement ses heures de travail ?)

Mis à jour le 24 octobre 2026 · règles vérifiées sur les sources officielles citées

Version PDF : les 9 exemples d’oral

La tâche 3 de l’expression orale du TCF Canada dure 4 min 30 sans préparation pour donner et défendre votre point de vue ; l’examinateur peut vous interrompre. Le sujet est original, écrit pour ce site d’après le format officiel : ce n’est pas un sujet tombé à l’examen, et l’exemple n’est pas un enregistrement. Il vise un NCLC estimé autour de 9 ; ce n’est pas une note officielle. FEI · Manuel du candidat

Cet exemple montre comment défendre une position nuancée, répondre à une interruption de l'examinateur, puis revenir à son plan.

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Le sujet

Les employés devraient-ils pouvoir choisir librement leurs heures d'arrivée et de départ au travail ?

Plan suivi

  1. Donner une position claire avec une condition
  2. Argument 1 : conciliation avec la vie quotidienne, exemple concret
  3. Argument 2 : transports et énergie, exemple vécu
  4. Concession : postes à heures fixes, risques, solutions
  5. Conclusion : reformuler la position nuancée

L’exemple, réplique par réplique

Écrit pour cette page. Ne l’apprenez pas par cœur : une production récitée peut être interrompue, et les réponses de l’examinateur changent d’un candidat à l’autre.

431 mots. La vraie tâche dure 4 min 30 et l’examinateur peut intervenir : lisez la réponse à voix haute avec le chrono plus bas.

Candidat : Bon, à mon avis, oui, les employés devraient pouvoir choisir leurs heures, mais pas de façon totalement libre. Je pense qu'il faut un cadre : une plage horaire commune et des règles claires selon le type de poste. Autrement dit, je suis pour la flexibilité, à condition qu'elle reste organisée.

Position claire dès la première phrase, puis nuance avec « à condition que » + subjonctif. « Autrement dit » reformule et annonce la ligne directrice.

Candidat : Mon premier argument, c'est que ça facilite énormément la vie quotidienne. Prenons l'exemple d'une mère de famille à Laval qui doit déposer son enfant à la garderie à huit heures. Si elle peut commencer à neuf heures et finir un peu plus tard, elle n'a plus besoin de courir tous les matins ni de demander une permission chaque fois qu'elle a un rendez-vous chez le dentiste.

Argument annoncé explicitement, puis exemple concret et canadien (« Prenons l'exemple de »). Hypothèse réelle : si + présent, présent. « ne… plus… ni » enrichit la négation.

Candidat : Ensuite, il y a la question des déplacements. Quand j'habitais à Toronto, il me fallait parfois une heure et quart pour faire un trajet qui en prend trente minutes en dehors de l'heure de pointe. Si j'avais pu partir à sept heures, j'aurais gagné du temps, de l'énergie, et franchement, j'aurais été de meilleure humeur en arrivant au bureau.

« Ensuite » enchaîne. Exemple personnel à l'imparfait, puis hypothèse passée : si + plus-que-parfait, conditionnel passé. Le gérondif « en arrivant » montre de l'aisance.

Examinatrice : Oui, mais si tout le monde arrive à des heures différentes, à quel moment l'équipe peut-elle travailler ensemble ?

Candidat : C'est justement pour ça que je parle d'un cadre. On peut très bien fixer des heures communes, disons de dix heures à quinze heures, pendant lesquelles tout le monde doit être disponible. Les réunions se font dans cette plage-là, et le reste de la journée, chacun s'organise. Ça fonctionne déjà dans beaucoup de bureaux, et ça oblige même à mieux planifier les réunions. Donc, pour revenir à mon idée, la flexibilité n'empêche pas la collaboration ; elle la rend plus réfléchie.

Répond directement à l'objection en s'appuyant sur la position initiale. Pronom relatif « pendant lesquelles ». « Pour revenir à mon idée » ramène au plan.

Candidat : Cela dit, je reconnais que ce n'est pas possible partout. Une pharmacienne, un préposé à l'accueil d'une clinique ou un caissier ne peuvent pas décider d'arriver à dix heures si le commerce ouvre à huit. Dans ces cas-là, je crois qu'on peut offrir une autre forme de souplesse, par exemple permettre aux employés d'échanger leurs quarts entre eux ou de choisir leur horaire plusieurs semaines à l'avance. Comme ça, personne ne se sent oublié.

Concession introduite par « Cela dit, je reconnais que », immédiatement suivie d'une solution concrète. Vocabulaire canadien naturel : « quarts », « préposé ».

Candidat : Il y a aussi un risque que je ne veux pas minimiser : quand on n'a plus d'heure fixe, on finit parfois par répondre à ses courriels à vingt-deux heures. Pour éviter ça, l'employeur devrait encadrer le nombre d'heures et encourager le droit à la déconnexion.

Deuxième limite reconnue honnêtement, avec une solution au conditionnel (« devrait »). « Finir par » + infinitif exprime un résultat auquel on aboutit après un certain temps.

Candidat : Bref, je suis convaincu qu'un horaire flexible, bien encadré, profite autant à l'employé qu'à l'entreprise : on est plus motivé quand on sent qu'on nous fait confiance. Mais cette liberté doit s'accompagner de règles claires et justes pour tout le monde.

« Bref » annonce une conclusion courte. Comparaison « autant… que », nouvel argument bref (confiance), puis rappel de la nuance de départ.

Monter d’un niveau : 3 formulations

À gauche, ce qu’on entend souvent autour de NCLC 7 ; à droite, la formulation de l’exemple. Cherchez dans vos propres réponses le même type de phrase.

  1. je suis pour la flexibilité, mais seulement si elle est organisée
    → je suis pour la flexibilité, à condition qu'elle reste organisée

    « À condition que » + subjonctif exprime une condition précise et soutenue ; « rester » insiste sur la durée de l'organisation.

  2. la flexibilité ne bloque pas le travail en équipe, elle le rend plus organisé
    → la flexibilité n'empêche pas la collaboration ; elle la rend plus réfléchie

    Le verbe précis « empêcher », le nom « collaboration » et l'adjectif « réfléchie » donnent une formule plus soutenue et mieux équilibrée.

  3. Il y a aussi un autre problème qui est important
    → Il y a aussi un risque que je ne veux pas minimiser

    Cette formulation montre que le candidat reconnaît honnêtement une limite, ce qui rend son opinion plus crédible et nuancée.

À vous : le même sujet, chronométré

Lancez le chrono et faites la tâche à voix haute, sans relire l’exemple. Pour un vrai échange et un retour (NCLC estimé, erreurs une par une), passez ce sujet avec l’examinatrice IA.

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Exposé : donnez votre point de vue

4:30

Parlez sans notes, comme à l’examen. L’examinatrice IA, elle, vous interrompt pour vous faire préciser.

Passer ce sujet avec l’examinatrice IA Méthode de la tâche 3

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Questions fréquentes

Combien de temps dure la tâche 3 de l’expression orale du TCF Canada ?

4 min 30, sans préparation. Vous donnez votre point de vue sur une question et vous le défendez avec des arguments et des exemples ; l’examinateur peut vous interrompre pour vous faire préciser.

Sources officielles : Exemple officiel d'épreuve d'expression orale · Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)

Que faire quand l’examinateur m’interrompt ?

Répondez d’abord à sa question, en une ou deux phrases précises, puis revenez à votre plan (« Pour revenir à mon idée… »). Ce n’est pas un piège : c’est une partie normale de l’épreuve.

Source officielle : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)

Faut-il être complètement pour ou contre ?

Non. Une position nuancée convient, à condition de la dire clairement dès le début et de la justifier avec des exemples concrets.

TCF TEF Study est indépendant : ni France Éducation international ni la CCI Paris Île-de-France n'ont validé ce contenu. Les faits viennent des pages officielles citées ; vérifiez-les avant votre inscription, les organisateurs peuvent les modifier.

Exemple original de TCF TEF Study, écrit d’après le format officiel — ce n’est pas un sujet tombé à l’examen. Niveaux : NCLC estimé, pas une note officielle. https://tcftefstudy.com/tcf-canada/expression-orale/tache-3/exemple-2