Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Culture et arts
TEF Canada · expression écrite · section b Les bibliothèques publiques devraient consacrer moins d'espace aux rayons de livres et davantage aux ateliers, aux rencontres et aux…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Les bibliothèques publiques devraient consacrer moins d'espace aux rayons de livres et davantage aux ateliers, aux rencontres et aux activités collectives. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal La Voix du Lac-Clair. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles
Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Madame, Monsieur,
J'ai lu avec attention l'opinion publiée dans votre journal sur l'avenir des bibliothèques publiques. Selon l'auteur, elles devraient réduire la place des livres pour accueillir plus d'activités. Je suis plutôt d'accord avec cette proposition.
Tout d'abord, la bibliothèque est l'un des rares lieux gratuits où tout le monde peut se rencontrer. Dans mon quartier, à Trois-Rivières, la bibliothèque organise un club de conversation le mardi soir. Des personnes de tous les âges y pratiquent le français ensemble. Ce type d'activité crée des liens et aide beaucoup les nouveaux arrivants à se sentir chez eux.
Ensuite, une grande partie des livres est aujourd'hui disponible en version numérique. On peut emprunter un livre électronique depuis son salon, sans se déplacer. Il n'est donc plus nécessaire de garder autant de rayons pleins de livres que très peu de gens empruntent. De plus, réutiliser ces espaces coûterait moins cher que de construire un nouveau centre communautaire.
Enfin, les ateliers peuvent aussi donner envie de lire. Par exemple, une rencontre avec une autrice ou un atelier de bande dessinée pour les enfants attire souvent un nouveau public. Après l'activité, beaucoup de participants repartent avec un livre sous le bras.
Bien sûr, il ne faut pas supprimer tous les livres, car la lecture reste la mission principale des bibliothèques. Mais un bon équilibre entre les rayons et les espaces d'activités me semble nécessaire. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Noémie, Trois-Rivières
Madame, Monsieur,
Une chronique publiée dans votre dernière édition suggère que les bibliothèques publiques cèdent une partie de leurs rayons aux ateliers et aux rencontres. L'intention, qui consiste à faire de ces lieux des espaces vivants, est louable. Je crains néanmoins qu'à force de vouloir tout être, la bibliothèque ne finisse par perdre ce qui fait sa singularité.
D'abord, un rayon n'est pas un simple entrepôt. C'est en flânant entre les étagères que l'on tombe sur l'ouvrage qu'on ne cherchait pas, ce qu'aucun catalogue en ligne ne reproduit vraiment. Enfant, c'est ainsi que j'ai découvert la poésie, en ouvrant au hasard un recueil rangé à côté des romans d'aventures. Réduire les collections, c'est réduire ces occasions de hasard fécond.
Ensuite, le numérique ne remplace pas le papier pour tout le monde. Bon nombre d'aînés, mais aussi des familles qui ne disposent ni d'une tablette ni d'une connexion fiable, dépendent entièrement des collections imprimées. Supprimer des livres au nom de la modernité reviendrait paradoxalement à exclure ceux pour qui la bibliothèque est la seule porte d'accès à la lecture.
Enfin, la bibliothèque est l'un des derniers lieux publics où le silence est encore permis. Les centres communautaires, comme celui des Érables dans mon quartier de Sherbrooke, accueillent déjà fort bien les ateliers et les fêtes. Pourquoi la bibliothèque devrait-elle les concurrencer plutôt que de rester un refuge pour ceux qui veulent étudier ou lire en paix ?
Je ne nie pas que certaines activités, comme l'heure du conte, aient toute leur place entre les rayons. Mais elles doivent compléter les collections, non s'y substituer. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Laurence, Sherbrooke
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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