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Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Culture et arts

TEF Canada · expression écrite · section b Les versions abrégées et simplifiées des grands classiques, destinées aux jeunes lecteurs, trahissent les œuvres plus qu'elles ne les font…

TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve

Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)

Le sujet

« Les versions abrégées et simplifiées des grands classiques, destinées aux jeunes lecteurs, trahissent les œuvres plus qu'elles ne les font aimer. »

Vous avez lu cette affirmation dans le journal La Gazette des Érables. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)

Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.

Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles

Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.

Deux copies modèles

Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.

Copie visant NCLC 7235 mots (compte officiel)

Madame, Monsieur,

J'ai lu dans votre journal que les versions simplifiées des grands classiques trahissent les œuvres. Je comprends cette inquiétude, mais je ne partage pas cet avis. Selon moi, ces adaptations sont souvent une bonne porte d'entrée vers la littérature.

D'abord, un jeune lecteur n'est pas toujours prêt à lire un long roman écrit il y a deux siècles. Le vocabulaire et les phrases peuvent le décourager dès les premières pages. Une version adaptée lui permet de comprendre l'histoire et les personnages sans abandonner. Par exemple, mon neveu de dix ans a lu une adaptation des Misérables et il m'a parlé de Jean Valjean pendant tout un repas.

Ensuite, ces versions aident aussi les personnes qui apprennent le français. Pendant mes premiers mois à Winnipeg, j'ai lu plusieurs classiques en français facile. Grâce à eux, j'ai appris beaucoup de mots et j'ai découvert des auteurs que je ne connaissais pas.

Enfin, une adaptation ne remplace pas l'œuvre originale. Au contraire, elle peut donner envie de la lire plus tard. Un lecteur qui a aimé une histoire simple voudra peut-être découvrir le vrai texte à l'âge adulte. Sans cette première rencontre, il n'aurait peut-être jamais ouvert le livre.

Pour conclure, je pense que les versions simplifiées ne trahissent pas les classiques. Elles les rendent accessibles à un plus grand nombre de lecteurs. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Camille, Winnipeg

Copie visant NCLC 10266 mots (compte officiel)

Madame, Monsieur,

Dans votre dernière édition, une chroniqueuse affirmait que les versions abrégées des grands classiques trahissent les œuvres plus qu'elles ne les font aimer. Sans vouloir condamner toute adaptation, je rejoins largement son analyse, car ce que l'on retranche d'un classique n'est presque jamais accessoire.

D'abord, la valeur d'un grand texte tient autant à sa langue qu'à son intrigue. Réduire un roman à la succession de ses péripéties, c'est le priver de ce qui le distingue d'un simple scénario : le rythme des phrases, l'ironie du narrateur, la précision d'un mot rare. Un élève qui a lu une version de cent pages croit souvent connaître l'œuvre, alors qu'il n'en a parcouru que le squelette.

Ensuite, ces versions risquent de produire l'effet inverse de celui qu'elles visent. Loin d'éveiller la curiosité, elles donnent l'illusion d'avoir fait le tour de la question. Une enseignante de Sherbrooke me confiait récemment que ses élèves refusaient de lire l'original d'un roman étudié l'année précédente en version abrégée, au motif qu'ils « connaissaient déjà la fin ».

Enfin, il existe des moyens plus respectueux de rendre ces œuvres accessibles. Les éditions annotées, les lectures à voix haute en classe ou les livres audio permettent d'accompagner le jeune lecteur sans rien sacrifier du texte. Certes, une adaptation bien faite peut convenir à une personne qui apprend le français, mais elle devrait alors être présentée comme une étape, non comme un substitut.

En somme, faire aimer les classiques suppose de faire confiance aux jeunes lecteurs plutôt que de leur offrir des œuvres amputées. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Dominique, Gatineau

Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)

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