Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Vie au travail
TEF Canada · expression écrite · section b Le droit de ne pas répondre aux courriels professionnels en dehors des heures de travail devrait figurer dans tous les contrats, sans…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Le droit de ne pas répondre aux courriels professionnels en dehors des heures de travail devrait figurer dans tous les contrats, sans aucune exception. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal L'Horizon montréalais. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Deux copies modèles
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Madame, Monsieur,
J'ai lu dans votre journal qu'il faudrait garantir à tous les employés le droit de ne pas répondre aux messages professionnels le soir et la fin de semaine. Je partage entièrement cette opinion, pour plusieurs raisons.
Premièrement, tout le monde a besoin de vrais moments de repos. Quand on vérifie ses courriels à 22 h, le cerveau ne se repose jamais complètement. Un ami qui travaille dans une banque à Toronto m'a raconté qu'il dormait mal parce qu'il pensait toujours aux messages de son gestionnaire.
Deuxièmement, une règle écrite dans le contrat protège les employés les plus fragiles. Sans cette règle, un nouvel employé n'ose pas refuser de répondre, car il a peur de mal paraître. Par exemple, ma voisine, qui vient de commencer un emploi à Québec, répond à tous les courriels le soir pour faire bonne impression. Si le droit est clairement inscrit, personne ne peut lui reprocher de se déconnecter.
Troisièmement, cette mesure serait aussi bonne pour les entreprises. Des employés reposés sont plus productifs, plus créatifs et moins souvent malades. À long terme, l'entreprise perd moins d'argent à cause des congés de maladie et garde plus facilement son personnel. Dans mon bureau, depuis que notre directrice a interdit les courriels après 18 h, l'ambiance est bien meilleure.
Il est vrai que certains métiers, comme ceux de la santé, demandent parfois des exceptions. Mais ces cas peuvent être organisés avec des horaires de garde payés. En conclusion, je souhaite que ce droit devienne une règle pour tous. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Alex, Ottawa
Madame, Monsieur,
Le texte publié dans vos pages réclame que le droit de ne pas répondre aux courriels professionnels hors des heures de travail figure dans tous les contrats. J'approuve cette proposition, à condition que son application repose sur des horaires clairement définis et des pratiques cohérentes.
Tout d'abord, un droit universel réduit les rapports de force individuels. Sans garantie commune, la possibilité de se déconnecter dépend souvent de l'assurance avec laquelle chacun défend ses limites. Une personne nouvellement embauchée peut répondre à 21 h par crainte de compromettre son intégration. Une clause explicite lui permettrait de reporter sa réponse sans devoir négocier une faveur.
Ensuite, cette garantie oblige l'entreprise à organiser ses besoins de disponibilité. Si la continuité d'un service exige une intervention en soirée, celle-ci devrait relever d'un horaire convenu et rémunéré. Par exemple, une équipe informatique pourrait prévoir une rotation plutôt que de compter sur la consultation spontanée des messages. Le droit protège alors le repos sans empêcher d'organiser le travail.
Enfin, une clause contractuelle fournit un point d'appui lorsque les habitudes contredisent les discours. J'ai connu une petite entreprise de Sherbrooke où la déconnexion était officiellement encouragée, alors que les gestionnaires félicitaient ceux qui répondaient à minuit. Inscrire ce droit au contrat donnerait aux employés une référence commune pour demander une révision de ces critères implicites de reconnaissance.
Certes, aucun document ne transforme à lui seul une culture professionnelle. Il faut également former les responsables et évaluer les employés sur leur travail accompli. Cette limite justifie un accompagnement, sans remettre en cause une garantie accessible à tous. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Sacha, Sherbrooke
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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