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TEF Canada · expression écrite · section b Pour faire reconnaître les compétences d'un travailleur, dix ans d'expérience sur le terrain devraient compter autant qu'un diplôme…
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Pour faire reconnaître les compétences d'un travailleur, dix ans d'expérience sur le terrain devraient compter autant qu'un diplôme officiel. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Quotidien du Plateau. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Madame, Monsieur,
J'ai lu avec attention l'article sur la reconnaissance des compétences. L'auteur pense que l'expérience pratique devrait avoir la même valeur qu'un diplôme. Je suis d'accord avec lui, même si cette question n'est pas simple.
D'abord, beaucoup de compétences s'apprennent seulement au travail. Par exemple, un mécanicien qui répare des camions depuis dix ans connaît des problèmes qu'aucun professeur n'a expliqués à l'école. Dans son garage, c'est souvent lui qui forme les jeunes diplômés. Son expérience a une vraie valeur, même s'il n'a pas de diplôme récent.
Ensuite, retourner aux études coûte cher et prend du temps. Une personne qui travaille à temps plein ne peut pas facilement payer des milliers de dollars et suivre des cours pendant deux ans. Ma voisine, par exemple, a dû abandonner sa formation en soins après six mois. Si l'expérience était mieux reconnue, beaucoup de travailleurs pourraient obtenir un meilleur poste plus rapidement.
Enfin, les entreprises manquent de personnel dans plusieurs secteurs. Dans ma région, des garages et des chantiers cherchent des employés depuis des mois. Ils refusent parfois des candidats expérimentés seulement à cause d'un papier. Bien sûr, il faudrait vérifier l'expérience avec un test pratique, pour être juste et garantir la sécurité.
En conclusion, je crois qu'un bon système de reconnaissance de l'expérience serait utile pour les travailleurs et pour les employeurs. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Laurence, Sherbrooke
Madame, Monsieur,
Votre journal publiait récemment une chronique selon laquelle une longue expérience devrait peser autant qu'un diplôme officiel dans la reconnaissance des compétences. L'intention est louable, et je ne nie pas que bien des travailleurs se heurtent à des exigences absurdes. Je crains pourtant qu'une équivalence automatique ne crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.
D'une part, l'expérience et le diplôme ne mesurent pas la même chose. Dix années passées dans un même atelier garantissent une maîtrise approfondie de certaines tâches, mais pas nécessairement une vue d'ensemble du métier. Un électricien qui n'a jamais travaillé que dans le résidentiel peut ignorer les normes propres aux bâtiments industriels, que la formation officielle couvre systématiquement.
D'autre part, dans les professions où la sécurité du public est en jeu, l'exigence d'un diplôme ne relève pas du simple formalisme. Accepterait-on qu'un infirmier ou une technicienne en radiologie exerce sur la seule foi de ses années de pratique, sans aucune évaluation indépendante ? La confiance des patients repose précisément sur cette garantie.
Cela ne signifie pas pour autant que l'expérience doive être ignorée. Plutôt qu'une équivalence pure et simple, je plaide pour une reconnaissance rigoureuse des acquis : un bilan de compétences, des épreuves pratiques et, au besoin, une formation d'appoint ciblée. C'est ainsi qu'une connaissance, cuisinière depuis quinze ans, a obtenu son diplôme en quelques mois au lieu de deux ans, sans rien sacrifier à la qualité.
En somme, l'expérience mérite d'être valorisée et vérifiée, non simplement assimilée à un diplôme. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Jordan, Ottawa
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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