Sujet d'entraînement original TEF Canada Expression écrite · Section B Niveau visé C1 Banque et argent
TEF Canada · expression écrite · section b Avec la disparition progressive de l'argent comptant, nous perdons peu à peu la conscience réelle de ce que nous dépensons.
TEF Canada — Lettre au journal : 35 minutes, au moins 200 mots, au moins trois arguments. Comment se passe cette épreuve
Source officielle : Exemple officiel TEF — expression écrite (PDF)
Le sujet
« Avec la disparition progressive de l'argent comptant, nous perdons peu à peu la conscience réelle de ce que nous dépensons. »
Vous avez lu cette affirmation dans le journal Le Courrier des Érables. Vous écrivez une lettre au journal pour donner votre opinion. Vous développez au moins trois arguments pour défendre votre point de vue. (200 mots minimum)
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
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Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Madame, Monsieur,
J'ai lu avec intérêt l'affirmation publiée dans votre journal selon laquelle la disparition de l'argent comptant nous fait perdre la conscience de nos dépenses. Je suis tout à fait d'accord avec cette idée, et voici pourquoi.
D'abord, quand on paie avec des billets, on voit l'argent quitter son portefeuille. C'est concret. Avec une carte ou un téléphone, le paiement prend une seconde et on ne ressent presque rien. Par exemple, quand je payais mon épicerie en argent comptant, je faisais plus attention aux prix. Aujourd'hui, je passe ma carte sans réfléchir et la fin du mois me réserve parfois de mauvaises surprises.
Ensuite, les petits achats se multiplient sans qu'on les remarque. Un café à 4,50 $, un abonnement à 12 $, une livraison de repas. Chaque montant semble petit, mais ensemble, ils peuvent dépasser 200 $ par mois. Avec de l'argent comptant, on verrait vite que le portefeuille se vide.
Enfin, les jeunes apprennent moins bien la valeur de l'argent. Un adolescent de mon entourage paie tout avec son téléphone. Il ne sait pas vraiment combien il lui reste, car il ne compte jamais de monnaie. Selon moi, toucher l'argent aide à comprendre qu'il est limité.
En conclusion, je ne pense pas qu'il faille abandonner les cartes, qui sont pratiques. Cependant, il serait utile de garder un peu d'argent comptant et de vérifier ses dépenses chaque semaine. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Karim, Sherbrooke
Madame, Monsieur,
Dans votre édition de mardi, une chronique affirme que la disparition progressive de l'argent comptant nous ferait perdre la conscience de nos dépenses. Si je comprends cette inquiétude, je ne saurais pour autant y souscrire entièrement, car elle me semble confondre le moyen de paiement avec le rapport que chacun entretient à l'argent.
Tout d'abord, le paiement électronique laisse une trace, ce que les billets ne font jamais. Grâce aux applications bancaires, il est désormais possible de consulter en temps réel l'ensemble de ses transactions, classées par catégorie. J'ai ainsi découvert, en un seul coup d'œil, que je consacrais près de 150 $ par mois aux repas pris à l'extérieur, une réalité que mes reçus froissés ne m'auraient jamais révélée.
Ensuite, certes, l'acte de sortir des billets de son portefeuille procure une sensation plus tangible. Il n'en demeure pas moins que cette vigilance est souvent illusoire : on se souvient d'avoir payé, rarement du montant exact. Qui, au retour du marché, saurait dire au dollar près ce qu'il a dépensé ? La lucidité financière repose moins sur le contact avec la monnaie que sur l'habitude de faire régulièrement le point, ce que le numérique facilite.
Enfin, les outils numériques offrent des garde-fous que l'argent liquide ignore. Nombre de banques permettent de fixer des plafonds de dépenses ou de recevoir une alerte dès qu'un budget mensuel est dépassé. À condition d'être utilisés avec discernement, ces dispositifs responsabilisent davantage qu'ils ne déresponsabilisent.
En définitive, ce n'est pas la monnaie qui disparaît qui menace notre conscience des dépenses, mais l'absence d'éducation financière. Plutôt que de regretter les billets, apprenons à tirer parti des outils qui les remplacent. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Élodie, Gatineau
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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