Sujet d'entraînement original TCF Canada Expression écrite · Tâche 3 Niveau visé C1 Langues et bilinguisme
TCF Canada · expression écrite · tâche 3 Les cartes bilingues dans les cafés
TCF Canada — Comparer deux points de vue puis donner le vôtre : entre 120 et 180 mots (dans l'exemple officiel : 40 à 60 mots, puis 80 à 120 mots). Comment se passe cette épreuve
Sources officielles : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026) · Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Le sujet
Une carte qui ouvre la conversation
Dans notre café de Québec, nous avons ajouté une traduction anglaise à la carte française. Les clients comprennent mieux les ingrédients et commandent avec davantage d'assurance. Le personnel passe moins de temps à expliquer chaque plat et peut davantage discuter avec les visiteurs. Cela ne signifie pas que le français perd sa place : il reste visible et utilisé spontanément. Une carte bilingue offre simplement une porte d'entrée supplémentaire, notamment aux personnes qui commencent à apprendre notre langue et souhaitent participer.
— Lucien Dorsay, propriétaire de café, Québec
La découverte commence aussi au café
À force de tout traduire sur les cartes des cafés, on retire aux visiteurs une occasion simple de découvrir le français. Dans mon établissement à Trois-Rivières, les noms des plats sont accompagnés de descriptions claires et de petites illustrations. Le personnel aide volontiers au besoin. Cette démarche suscite des questions et des échanges intéressants. Une traduction systématique encourage plutôt chacun à rester dans ses habitudes. L'accueil peut être chaleureux sans faire de l'anglais le passage obligé de toute relation commerciale.
— Élise Montbrun, propriétaire de café, Trois-Rivières
Les cartes bilingues dans les cafés : qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le journal Le Courrier des quartiers : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles
Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Le premier témoignage défend les cartes bilingues, car elles facilitent les commandes et l'accueil des personnes qui connaissent peu le français. Le second préfère une présentation française accompagnée d'explications simples. Selon lui, traduire tous les plats diminue les occasions de découvrir la langue et de communiquer directement avec le personnel du café.
Pour ma part, je suis favorable aux cartes bilingues, à condition que le français reste bien visible. Dans un café, une personne cherche d'abord à choisir quelque chose qui lui plaît. Elle ne souhaite pas forcément faire un exercice de langue, surtout si elle dispose de peu de temps. Une traduction lui permet donc de commander plus facilement. Cela n'empêche pas le personnel de présenter le plat en français et d'expliquer certains mots. On pourrait aussi conserver les noms français des spécialités et traduire seulement leur description. Ainsi, l'accueil serait accessible sans supprimer la découverte de la langue locale.
Pour les partisans d'une carte bilingue, la traduction facilite l'accès à l'offre et rend les échanges plus fluides, sans effacer le français. Leurs opposants y voient cependant un appauvrissement des occasions d'apprentissage. Ils privilégient un accueil accompagné, où descriptions et illustrations permettent de comprendre tout en rencontrant la langue locale.
L'hospitalité ne devrait pas dépendre d'un effort linguistique imposé au moment de commander. Je défends donc la traduction, tout en refusant qu'elle rende le français accessoire. L'enjeu réside moins dans la présence de l'anglais que dans la manière d'organiser la visibilité des langues. Conserver les appellations françaises, leur donner une place centrale et proposer une traduction discrète concilierait compréhension et découverte. Par ailleurs, le personnel pourrait inviter à essayer quelques mots, sans transformer cette invitation en épreuve. Un commerce favorise davantage la curiosité lorsqu'il permet une rencontre choisie avec la langue que lorsqu'il fait de sa maîtrise une condition implicite de service.
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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Tous les sujets — TCF Canada — écrit, tâche 3 · Le guide de cette épreuve
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