Sujet d'entraînement original TCF Canada Expression écrite · Tâche 3 Niveau visé C1 Numérique
TCF Canada · expression écrite · tâche 3 Les parents devraient-ils suivre la position de leurs adolescents grâce à une application
TCF Canada — Comparer deux points de vue puis donner le vôtre : entre 120 et 180 mots (dans l'exemple officiel : 40 à 60 mots, puis 80 à 120 mots). Comment se passe cette épreuve
Sources officielles : Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026) · Exemple officiel d'épreuve d'expression écrite
Le sujet
Savoir où est mon ado me rassure
Depuis l'automne, ma fille de quinze ans et moi partageons notre position grâce à une application. Elle prend l'autobus seule pour aller à l'école secondaire et à ses entraînements de soccer, souvent après la tombée de la nuit en hiver. Je ne l'espionne pas : je vérifie simplement qu'elle est bien arrivée. Elle sait que l'application est activée et elle l'utilise aussi pour savoir quand je rentre du travail. Franchement, aujourd'hui, ce serait irresponsable de s'en priver.
— Isabelle Fortin, technicienne en laboratoire, Québec
Laissons nos jeunes apprendre à se débrouiller
Dans mon bureau, je rencontre de plus en plus d'adolescents qui se sentent surveillés en permanence. Leurs parents connaissent leur position à la minute près, parfois même leur vitesse en voiture. Comment apprendre à prendre des décisions quand quelqu'un regarde toujours par-dessus votre épaule ? La confiance ne se construit pas avec un point bleu sur une carte. Selon moi, il vaut mieux discuter des risques et fixer des règles claires que de suivre chaque déplacement.
— Julien Morin, psychoéducateur, Moncton
Les parents devraient-ils suivre la position de leurs adolescents grâce à une application : qu'en pensez-vous ? Vous écrivez un texte pour le site Internet d'une association de parents d'élèves : présentez les deux points de vue (40 à 60 mots), puis donnez votre opinion (80 à 120 mots).
Sujet écrit pour TCF TEF Study d'après le format officiel de l'épreuve. Ce n'est pas un sujet tombé à l'examen.
Prêt ? Passez ce sujet en conditions réelles
Compteur de mots officiel, repérage des phrases copiées, correction détaillée et estimation NCLC en fourchette.
Deux copies modèles
Écrites pour ce sujet : une copie visant NCLC 7 et une copie visant NCLC 10. Comparez la précision du vocabulaire, les liens entre les phrases et la façon de nuancer.
Ces deux textes parlent des applications qui permettent aux parents de savoir où sont leurs adolescents. Une mère pense que c'est une bonne chose pour la sécurité, surtout le soir, et que sa fille est d'accord. Un psychoéducateur, lui, croit que cette surveillance empêche les jeunes de devenir autonomes et qu'il faut leur faire confiance.
Personnellement, je pense que ces applications peuvent être utiles, mais seulement si elles sont utilisées avec respect. Je comprends la mère, parce qu'en hiver il fait nuit très tôt et les parents s'inquiètent quand un enfant rentre seul. Cependant, le psychoéducateur a raison sur un point important. Si les parents vérifiaient la carte toutes les cinq minutes, les jeunes ne se sentiraient jamais libres. À mon avis, la règle doit être décidée ensemble, en famille. Par exemple, on peut activer l'application pour les sorties le soir et la désactiver pendant la journée. De cette façon, l'adolescent garde une partie de sa vie privée et les parents sont rassurés.
Les deux documents divergent sur la géolocalisation des adolescents par leurs parents. Pour une mère de Québec, ce partage de position, consenti et réciproque, relève du simple bon sens en matière de sécurité. Un psychoéducateur estime au contraire qu'une surveillance aussi constante entrave l'apprentissage de l'autonomie et substitue le contrôle au dialogue.
Il me semble que le véritable enjeu n'est pas l'outil lui-même, mais l'usage qu'on en fait. Lorsque la géolocalisation est discutée, acceptée et réciproque, comme dans le premier témoignage, elle peut rassurer sans humilier. En revanche, dès qu'elle devient un réflexe, elle installe une forme de méfiance silencieuse : l'adolescent comprend qu'on ne croit plus sa parole. Or, c'est précisément en assumant de petits risques qu'on apprend à évaluer les grands. J'ajouterais qu'un jeune constamment suivi risque d'intérioriser l'idée qu'être surveillé est normal, ce qui me paraît préoccupant pour sa vie d'adulte. Mieux vaudrait donc un usage limité dans le temps, accompagné d'une confiance qu'on élargit progressivement.
Ces copies montrent un niveau visé ; elles ne sont pas notées par un correcteur officiel. Ne les recopiez pas à l’examen : un texte appris par cœur peut être noté « A1 non atteint ». Manuel du candidat TCF (version Q, sept. 2026)
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